Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur : bientôt la fin ?
Pour les Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur , le dénouement approche. Tout laisse penser qu’il sera tragique. Depuis l’origine de l’affaire, nous avons tenu informés nos lecteurs de l’acharnement contre elles de l’évêque de Laval, Mgr Scherrer, puis de l’archevêque de Toulouse, Mgr Le Gal, qui ont appelé à leur aide la Congrégation pour les Religieux du cardinal Braz de Aviz (suspension du Conseil de la Congrégation, exil de la supérieure générale et de la maîtresse des novices, visite canonique par des commissaires apostoliques hostiles).
Des religieuses trop classiques, trop « rigides », comme on qualifie aujourd’hui à Rome tous ceux que l’on veut éliminer. Trop florissantes aussi. Notre confrère Golias , fort mal pensant mais souvent fort bien renseigné, explique qu’on veut faire « main basse sur de l’argent frais » (quatre EHPAD fort bien tenus, deux dans le diocèse de Laval, deux dans le diocèse de Toulouse), et ce par tous les moyens ( Golias Hedo , 23 août 2018).
Au cœur de la « résistance » est la maison de Castelnau-d’Estrétefonds (au nord de Toulouse, en Haute-Garonne), dirigée par la sœur Marie-Liesse Laplace, jeune religieuse d’envergure et de grande personnalité. C’est donc contre cette maison que l’archevêque de Toulouse vient de prendre une mesure annonçant la fin : il a lancé une sorte d’interdit sur les religieuses « désobéissantes », en rappelant leur aumônier, de sorte que religieuses et personnes accueillies sont privées de messe et que la chapelle de la maison est désormais fermée.
Les ultimes sanctions vont bientôt tomber : sauf si les autorités romaines et épiscopales se ravisent in extremis . Elles pourraient consister en la suppression de la congrégation prononcée par le cardinal Braz de Aviz à la demande de Mgr Scherrer. Mesure qui, si elle est prise, “passera” très mal, car partout ces religieuses sont très aimées par le clergé et les populations. Que vont alors devenir la quarantaine de religieuses qui ne le seront plus ? Que va-t-on faire de leurs maisons de retraite, des personnes âgées qu’elles accueillent, du personnel qui y est employé ? On voit ainsi des diocèses exsangues s’amputer de leurs dernières forces vives, dans une sorte d’auto-anéantissement d’Églises moribondes.
