Bono rencontre le pape…
Bono, le chanteur du groupe U2, a été reçu en audience privée par le pape François hier, mercredi 19 septembre . Quel intérêt qu’une telle information, pourriez-vous demander… Il y en un et pas des moindres. La star a abordé devant le pape le scandale des abus sexuels du clergé irlandais – Bono est né à Dublin en 1960 –, et a dit avoir pu constater « la douleur » sur son visage : « J’ai eu le sentiment qu’il était sincère et je pense que c’est un homme extraordinaire pour une époque extraordinaire ». Exercice de com réussi donc pour le pape. Sauf qu’un autre sujet de discussion ne semble par avoir été abordé lors de cette audience : celui de l’avortement en Irlande et du rejet par référendum de la clause de la Constitution du pays qui protégeait l’enfant à naître. Or Bono et son groupe ont publiquement et véhémentement soutenu l’abrogation et promu l’inexistant droit à l’avortement. Bono a de la compassion pour les victimes des abus sexuels – ce qu’on portera à son crédit – mais aucune pour les enfants avortés… Personne n’osera prétendre que le pape François est favorable à l’avortement, mais personne ne pourra nous empêcher de nous interroger sur l’opportunité pour le Souverain Pontife de recevoir sans sourciller une célébrité qui se trouve être aussi un ardent promoteur de la culture de mort. À supposer que le pape François eût osé aborder devant son hôte le respect absolu que l’on doit à la vie à naître, il est assuré que Bono l’aurait trouvé moins « extraordinaire ». Partant, l’exercice de com aurait été moins réussi, mais la doctrine catholique réaffirmée par celui qui en est le premier garant. Dommage.
