Collabos des Anglais hier, dhimmis des mahométans aujourd’hui

Coup de gueule d’ Alain Sanders dans le quotidien Présent :

Quelle est la différence entre le grand poète chrétien Francis Jammes (1868-1938) et Mgr Jean-Paul James , évêque de Nantes, outre à un « m » près une homonymie patronymique ratée ?

Le premier a écrit des chefs d’œuvre comme De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir (1898), Les Géorgiques chrétiennes (1912), Le Bon Dieu chez les enfants (1921), etc. Le second a pondu une lettre très soumise pour ses « chers amis musulmans ».

Cette lettre a été envoyée à l’occasion de l’Aïd el-Fitr qui marquait récemment – nul n’est censé l’ignorer… – la fin du ramadan. Ce qui, en principe, n’est pas la tasse de thé (même à la menthe) d’un évêque catholique dans la France qui fut naguère la fille aînée de l’Eglise. Mais elle est le signe – et ce n’est pas nouveau – que la dhimmitude frappe désormais la hiérarchie catholique au plus haut niveau (à commencer par l’évêque des évêques).

Ainsi commence la lettre de Mgr James à l’en-tête du diocèse de Nantes : « Chers amis musulmans, le Ramadan (c’est Mgr James qui met une majuscule à ramadan), consacré au jeûne, à la prière et à l’aumône s’achève. » Et ça continue avec les « meilleurs vœux » de l’évêque qui réaffirme sa volonté de « continuer à tisser des liens d’amitié » avec les musulmans « au nom de la communauté catholique en Loire-Atlantique » (embarquée sans avoir eu à donner son avis dans ce lèche-babouche épiscopal).

Pour faire bonne mesure, Mgr James cite un texte co-signé à Abou-Dhabi, le 4 février 2019, par le pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb : Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble (je vous invite à le lire dans son intégralité ce texte, ça vaut son pesant de deniers du Colt…).

Citation : « Nos religions nous invitent à rester enracinés dans les valeurs de la paix, à défendre les valeurs de compréhension mutuelle, de fraternité humaine et de coexistence harmonieuse : rétablir la sagesse, la justice et l’amour. » Comment un évêque, qui n’ignore rien du martyre des chrétiens dans la plupart de pays musulmans (mais pas seulement comme l’ont tragiquement rappelé les récents massacres au Sri-Lanka qui ont, c’est vrai, moins troublé le pape que le sort de ses chers migrants), peut-il se vautrer dans une telle dhimmitude ?

Sur le site du diocèse de Nantes, un (in)certain Père Gérard Epiard aura eu la tâche d’être le propagandiste zélé de la missive épiscopale auprès des diocésains : « N’hésitez pas à vous en faire le relai (sic) auprès d’amis musulmans ou en le portant à la mosquée de votre quartier (resic). »

Vous me direz que ce clergé n’aura pas été le seul à avoir fait la danse du ventre à l’occasion du ramadan. Toute la classe médiatique, les hidalguesques de la Mairie de Paris, de nombreux maires et des élus (par exemple à Montpellier où se sont distingués le maire, le préfet de l’Hérault, la représentante du CRIF et, là encore, un évêque, le peu glorieux Mgr Carré ), ont témoigné – au mépris de la laïcité dont ils ont pourtant plein la bouche – de leur soumission empressée (rappelons que le mot islam veut dire « soumission ») à un islam de plus en plus prégnant. C’est vrai. Mais ceux-là ne sont pas des bergers de l’Eglise catholique (dont « une partie est devenue une association humanitaire pro-migrants », comme le déplore Robert Ménard ).

Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc, qui va périr sur le bûcher, lance à Mgr Cauchon (pas de Nantes, lui, mais de Rouen) : « Evêque, c’est par toi que je meurs ». Collabos des Anglais hier, dhimmis des mahométans aujourd’hui.