Soutenir Riposte catholique, c’est aussi l’exhorter à expliquer la vérité sur les origines, les composantes et les conséquences de la « crise de l’Eglise »

Voici un message intéressant de l’un des lecteurs de Riposte catholique :

  1. Il semble bien que Riposte catholique ait besoin de soutien, puisque le soutien de ses lecteurs est sollicité, à chaque fois qu’ils vont sur ce site.

Cette demande de soutien, amical et fraternel, mais aussi financier et matériel, est pleinement légitime, et aucun de vos lecteurs n’en disconvient.

Mais je suis de ceux qui, parmi vos lecteurs, souhaite vous soutenir autrement, en vous exhortant à expliquer davantage, à vos lecteurs d’aujourd’hui et de demain, ce que, encore aujourd’hui, au sein de la cathosphère, on a tendance à expliquer le moins possible aux catholiques, c’est-à-dire les origines, les composantes et les conséquences de la crise que le catholicisme inflige à lui-même, saisie dans sa continuité et dans sa longue durée.

  1. Je vous soutiens en vous exhortant ainsi à faire connaître et à faire comprendre davantage à vos lecteurs quelles sont les origines intellectuelles, philosophiques et théologiques de la crise que le catholicisme s’inflige, depuis 1945 ou, en tout cas, depuis le début des années 1950, et je vous exhorte donc à faire connaître et à faire comprendre le plus possible quelles sont la forme d’anthropologie chrétienne immanentiste, le type d’ecclésiologie catholique oecuméniste, le genre d’évolutionnisme teilhardien et la sorte d’existentialisme marxisant qui, dès le début et tout au long des années 1950, ont commencé à dénaturer ou, en tout cas, à fragiliser le catholicisme.

(La mise en avant du fait qu’il y a, objectivement, une « crise de l’Eglise », depuis 1945, n’équivaut pas à l’adhésion à la croyance d’après laquelle, auparavant, il n’y aurait jamais eu de crises, dans l’histoire de l’Eglise, et n’équivaut pas non plus à l’adhésion à la croyance selon laquelle, depuis le milieu du XX° siècle, rien n’irait bien et tout irait mal, ou rien ne serait fécond et tout serait nocif, à l’intérieur des éléments qui constituent l’ensemble de l’Eglise.)

  1. Je vous soutiens en vous exhortant aussi à préciser ou à rappeler ceci, autour de vous : ce qui est extrêmement révélateur, au sein du catholicisme contemporain,
  1. Je vous soutiens en vous incitant aussi à faire savoir et à faire comprendre, le plus possible, à vos lecteurs, que ce que l’on appelle la « crise de l’Eglise »

a) d’une part,

b) d’autre part,

  1. Je vous soutiens en vous exhortant à faire savoir et à faire comprendre davantage autour de vous que le Concile Vatican II, avant tout à cause de vices de conception présents dans au moins quatre de ses textes (Dignitatis humanae, Nostra aetate, Gaudium et spes, Unitatis redintegratio), et non seulement à cause des vices de réception présents à partir du début de la prise en compte et de la mise en oeuvre, idéologiquement post-conciliaires, de ces textes, a été un accélérateur et un amplificateur de la crise de l’Eglise, ainsi qu’un légitimateur d’une partie des conceptions qui contribuent à la crise de l’Eglise.

  2. Je vous soutiens en vous incitant à faire savoir et à faire comprendre, le plus possible, à vos lecteurs, que l’interprétation du déploiement de la « crise de l’Eglise » d’après laquelle tout s’est passé le mieux possible entre 1945 et 1965, le moins mal possible entre 1965 et 1978, à nouveau le mieux possible entre fin 1978 et début 2013, et selon laquelle tout se passe, à nouveau, le moins mal possible, depuis début 2013, est une interprétation qui s’apparente à une histoire que l’on raconte pour rassurer les enfants : la « crise de l’Eglise » n’a pas « commencé » en 1965, n’a pas « cessé » fin 1978, et n’a pas “repris” début 2013.

  3. Je vous soutiens en vous exhortant à faire savoir et à faire comprendre davantage autour de vous

  1. Je vous soutiens en vous incitant à faire savoir et à faire comprendre, le plus possible, à vos lecteurs, par quels moyens et pour quelles raisons il est aussi légitime que nécessaire de préciser ou de rappeler ce qui suit :
  1. Je vous soutiens en vous exhortant à faire savoir et à faire comprendre davantage autour de vous, entre autres aux futurs prêtres et aux prêtres qui vous lisent, que
  1. Enfin, je vous soutiens en vous incitant à faire savoir et à faire comprendre, le plus possible, à vos lecteurs, notamment aux futurs prêtres et aux prêtres qui vous lisent, que nous sommes, depuis le début de tout un processus qui est également générateur de risque ou de source de collapsus,
  1. Des hommes d’Eglise ont vraiment cru, puis ont vraiment réussi à faire croire, dès avant-hier, donc dès le début de l’avant-Concile, sous Pie XII, que moins on est explicitement, officiellement, culturellement ou formellement catholique, et plus on est “authentiquement”, “existentiellement”, “spirituellement” ou “vitalement” chrétien, et d’autres ou les mêmes hommes d’Eglise ont vraiment cru, puis ont vraiment réussi à faire croire, dès hier, donc dès le début de l’après-Concile, sous Paul VI, qu’il est aussi légitime que nécessaire de tirer parti du Concile pour commencer puis continuer à mettre en oeuvre une “praxis pastorale”, non placée sous le signe du « renouveau dans la continuité », mais placée sous le signe de la « répudiation dans la contiguïté », donc sous celui de la répudiation ad intra de pans entiers du catholicisme, en vue de toujours plus de contiguïté ad extra, au bénéfice de telle conception dominante, néo-moderniste ou néo-progressiste, des relations de l’Eglise avec son environnement extérieur et avec le monde contemporain.

  2. Quand ils ont commencé à comprendre, dès la fin des années 1960, que cette stratégie globale (qui a donné les résultats que beaucoup connaissent, ou dont beaucoup se souviennent, dans les domaines suivants : la catéchèse, la prédication, la liturgie, la piété, les conversions, les vocations, etc.) commençait à s’avérer contre-productive ou dysfonctionnelle, et à susciter de la résistance ou des réticences, ces hommes d’Eglise, par esprit de système, par volonté de puissance, par orgueil, par lâcheté ou par suivisme, ont procédé, d’une manière autoritaire, à un véritable « forçage de système », pour qu’il ne soit plus possible de « restaurer le passé“ et de ”revenir en arrière », ou plutôt d’être et de rester fidèle à l’essentiel, et pour que la dénaturation du catholicisme, à laquelle ils ont adhéré, ou en laquelle ils ont cru, soit presque complète et définitive, ou quasiment hégémonique et irréversible.

Or, il devient urgent et vital que Riposte catholique fasse connaître le plus possible et fasse comprendre le mieux possible à ses lecteurs les origines, les composantes, les conséquences de la « crise de l’Eglise », mais aussi le fil conducteur motivationnel évoqué dans les deux paragraphes qui précèdent celui-ci, puisque ce fil conducteur motivationnel a sévi, hier, dans « l’Eglise du Concile », et sévit, aujourd’hui, dans « l’Eglise de François »…

L’autre raison pour laquelle il devient urgent et vital que Riposte catholique contribue davantage à la connaissance et à la compréhension, par ses lecteurs, des origines, des composantes et des conséquences de la « crise de l’Eglise », est à peu près la suivante : il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que, au sein de la cathosphère,

J’ai bien conscience du fait que je m’exprime comme si je vous soutenais en vous exhortant à conseiller plus souvent à vos lecteurs de lire et de faire lire « Le Rhin se jette dans le Tibre », de Ralph Wiltgen , et en vous incitant à suggérer plus souvent à vos lecteurs de lire et de faire lire « Vatican II, une histoire à écrire « , de Roberto de Mattei , mais en un sens c’est bien ce que je fais : je vous soutiens en vous encourageant à inviter vos lecteurs, le plus souvent possible, à lire et à faire lire ces deux livres, d’autant plus que Roberto de Mattei évoque l’avant-Concile sous Pie XII et l’après-Concile sous Paul VI.

Je vous remercie pour votre bienveillance et pour votre compréhension, compte tenu de la manière de vous soutenir à laquelle je viens de recourir.

Je vous encourage vraiment à expliciter et à spécifier davantage, à l’attention de vos lecteurs, les origines, les composantes et les conséquences de la « crise de l’Eglise », saisie dans sa continuité et dans sa longue durée, et je vous souhaite une bonne continuation, ainsi que beaucoup de satisfactions, au sein de Riposte catholique.