Un diocèse sud-africain réfléchit sur l’effondrement de la pratique religieuse après le confinement

Du bout des lèvres, la plupart des diocèses français ont reconnu avoir perdu un tiers de leurs fidèles après le confinement – soit cinq ans de baisse annuelle (4 à 5% par an) d’un coup ; cette baisse s’approcherait de la moitié dans certains diocèses ruraux ou frappés en même temps par des réorganisations drastiques qui ont conduit à l’arrêt des messes dans de nombreux lieux de culte (diocèse de Reims – Ardennes). Le problème n’est cependant pas confiné à la France comme l’indique cette initiative d’un diocèse sud-africain.

Le diocèse d’Aliwal en Afrique du Sud prévoit un programme de cinq semaines de réflexion pour faire « revenir l’ambiance que nous avions à l’église avant l’arrivée du Covid-19 », a déclaré Mgr Kizito, l’évêque, et faire revenir les fidèles avec. « Il y a un sentiment de détachement parmi les fidèles. On peut aussi voir clairement la peur sur les visages des personnes qui viennent à l’églis e « .

D’après l’ordinaire du diocèse, l’Eglise a été « stigmatisée », la propagande d’Etat et les médias ont fait croire aux gens qu’ils étaient plus susceptibles d’être contaminés lorsqu’ils se rendaient à la messe que dans tout autre rassemblement social ou public – il faut remarquer aussi, au moins pour nos pays d’Europe de l’Ouest, que la peur des responsables ecclésiaux, ainsi que les églises ornées de rubalises, de croix et d’autres fléchages à grands renforts de scotch de couleur n’ont rien fait pour rassurer les fidèles au moment où ils avaient tant besoin d’un contrepoint aux discours anxiogènes des médias, des politiques et des médecins.

Baptisé Communauté écclesiale vivante (CEV) – Notes de réflexion – le programme qui s’étend sur toute la durée du carême explore les expériences que les habitants du diocèse de la province ecclésiastique du Cap-Oriental ont vécu pendant la pandémie. La première semaine sera justement consacrée au thème de la peur, qui éloigne les gens de l’Eglise. « J’ai parlé à de nombreuses personnes qui m’ont fait comprendre qu’elles ne viendraient pas à l’église tant que le Covid-19 ne serait pas parti ».

Source : Aciafrique.org