Le Carmel d’Alençon et la messe traditionnelle
Le Carmel d’Alençon a quitté le centre ville pour Cussai distant de 8 km afin de retrouver la quiétude propre à la spiritualité carmélitaine . Interrogées par L’Homme Nouveau , les Carmélites sont revenues sur les raisons de ce déménagement et sur le soutien qu’elles solicitent. Elles explicitent aussi pourquoi elles ont repris la forme extraordinaire du rite romain pour les messes mais aussi pour l’office divin.
Extrait de l’Homme Nouveau n°179 du 13 février 2021
L’Homme Nouveau : En 2013, vous décidez de suivre la messe dans la forme extraordinaire du rite romain. Pourquoi ce changement ?
Soeur Marie-Isabelle de la Miséricorde : En fait, dès 2007, avec le Motu Proprio de Benoît XVI, nous avons demandé à avoir la messe en forme extraordinaire. Nous trouvions que la dimension sacrificielle de la messe était peu exprimée dans la messe célébrée face au peuple, tandis que la forme extroardinaire exprime parfaitement la doctrine catholique. Il faut noter que la communauté a été unanime dans ce changement. Notre évêque, Mgr Habert qui a toujours été bienveillant, n’y était pas du tout opposé. Pour garder une certaine cohésion dans son diocèse, il nous avait simplement demandé de le faire progressivement. Nous avons donc commencé par avoir la messe sous la forme extraordinaire grâce à la Fraternité Saint-Pierre. C’est à eux que nous devons d’avoir beaucoup de vocations. En effet, nous sommes l’un des seuls carmels en Europe à avoir complètement adopté la forme extraordinaire et nous nous sommes rendus compte que beaucoup de jeunes étaient en recherche de cet aspect.
Soeur Anne-Marie de Jésus : Au début, nous avions pensé garder les offices tels quelqus, mais cela posait des problèmes de cohérence. Depuis quatre ans, nous avons donc repris l’office divin selon le calendrier de 1962.
Article intégral relayé par le district de France de la Fraternité Saint-Pierre
