Patrimoine religieux : 3 églises en péril de plus chaque semaine
L’Observatoire du Patrimoine religieux lance un cri d’alerte : l’organisme estime que 35.000 édifices religieux de toutes natures sont dégradés, dont 3.500 en péril. En 2020, 150 sont venus s’ajouter à cette liste et 37 sur les trois premiers mois de 2021, soit un peu plus de trois par semaine.
Parmi ces édifices en péril, 31% seraient en Hauts-de-France, 11% en Normandie et 9% dans le Grand Est – des départements où les communes sont souvent plus petites et plus nombreuses, moins dynamiques et où parfois les travaux d’entretien courant des églises n’ont pas été faits depuis 1945, voire depuis la loi de Séparation en 1905.
Le 13 mars dernier, un coup de vent violent a soufflé 100 mètres carrés de la toiture du choeur de l’église de Vendegies aux Bois, dans le Nord. Dans le même département, une partie du plafond de l’église Sainte-Berthe à Auchy-lez-Orchies s’est effondrée le 26 février dernier ; depuis, l’église est fermée, au moins pour un an, le temps de financer et de réaliser les travaux.
Dans le même territoire , l’église de Templeuve-en-Pevèle est rongée par la mérule, celles de Aix-en-Pévèle, Bersée, Beuvry-la-Forêt ou Landas nécessitent des travaux de restauration, partiellement ou complètement financés.
Le ministère de la Culture indique que « plus d’un tiers des crédits consacrés par l’État aux monuments historiques est utilisé pour l’entretien et la restauration du patrimoine religieux (144 M€ sur 365 M€ en 2019). Ces financements seront complétés en 2021 et 2022 par les crédits mis en place dans le cadre du plan de relance : 96 M€ sont ainsi consacrés au patrimoine religieux, dont 80 M€ pour les cathédrales appartenant à l’État « .
Cependant ces crédits profitent principalement aux cathédrales et aux plus grands édifices, laissant des communes parfois très petites se débrouiller presque seules avec les mécènes pour financer des travaux qui parfois représentent le double de leur budget annuel.
