Facebook : les censeurs partent en guerre contre les calvaires bretons

Stupeur et tremblements à la mairie de Crac’h. Les censeurs de Facebook, dont les raisons sont parfois franchement incompréhensibles, ont censuré tous les posts liés à la rubrique des croix et des calvaires de la commune morbihannaise, proche d’Auray.

Le Télégramme de Brest , qui relate ce Crac’h de la mise en valeur du patrimoine, relate aussi l’incompréhension des responsables locaux de cette mairie, dont toute la série de posts consacrés aux calvaires, ainsi que les trois publications programmées, ont été supprimés.

Comme l’indique aussi Valeurs Actuelles , « la modération automatique de Facebook censure fréquemment des photos de crucifix ou des représentations du Christ en croix. La presque nudité de ce dernier ou la violence de certaines représentations de la crucifixion peuvent en effet enfreindre les règles de publication du réseau social « . Bien moins à cheval en revanche sur la publication de photos parfois très osées de ses utilisateurs.

Outre une église et plusieurs chapelles, Crac’h possède une haute croix du XVIIe (deux mètres), dédiée à Saint-André, à Kerfourchard, qui aurait le don de guérir les chevaux, et plusieurs autres calvaires, à Kerbiscan, Kerberen, Kercadio, Kerentrech etc. Leurs photos et leurs historiques sont en revanche toujours visibles sur le site de la mairie.