La moitié des prêtres du diocèse d’Arras a plus de 80 ans
La Porte Latine, le site du district de France de la FSSPX, a publié des statistiques qui devraient faire froid dans le dos de nos épiscope. Exemple avec le diocèse d’Arras, où Mgr Olivier Leborgne vient d’être nommé, en octobre 2020. Ce dernier a avoué publiquement :
« J’ai le vertige, c’est déstabilisant, mais je ne suis pas inquiet »
Il ajoute
« n’avoir jamais cru au mythe de l’âge d’or. On navigue entre la nostalgie de ce qu’on n’a jamais été et le fantasme de ce qu’on ne sera jamais ! »
« Attention au déni de la réalité. Oui, c’est compliqué. Ce diocèse compte la moitié de ses prêtres de plus de 80 ans ». « Je ne gérerai pas dans la psychose de la régression ! Arrêtons de pleurer et changeons de regard. » « J’ai en tête cette phrase de saint Paul : “Aucun des dons de Dieu ne vous manque”. Cela veut dire que tout est déjà là ! A moi de le repérer. On a peut-être des trésors à déterrer. Pour cela, j’ai besoin de “truffiers” ! »
On l’imagine déjà faire appel à toutes les forces vives de l’Eglise, comme cela se fait dans le diocèse de Toulon, qui ne connaît pas la crise…
Mgr Leborgne ajoute :
« La crise des vocations est d’abord la crise de l’engagement. Si on pense pallier le nombre de prêtres en redéployant ses missions sur les laïcs ; on se trompe. D’abord, la crise de l’engagement touche aussi les laïcs. Quand on a une responsabilité depuis 40 ans sans relève, il faut s’inquiéter. »
« On doit redécouvrir ce qu’est un prêtre, ce n’est pas celui qui gère tout. Le déploiement de la responsabilité baptismale est une évidence, mais avec des missions confiées à des laïcs qui pourraient surprendre… »
Les chiffres sont ceux officiels des Annuaires Pontificaux édités par la Librairie Editrice du Vatican. Le diocèse d’Arras a connu depuis Vatican II une chute vertigineuse :
Alors ? Stop ou encore ?

