Crimes de la Commune : le 25 mai 1871, massacre des Dominicains d’Arcueil
Le 29 mai dernier une procession organisée par le diocèse de Paris en l’honneur des martyrs massacrés par la Commune de Paris il y a 150 ans était violemment attaquée par des nervis d’extrême gauche , peu enclins à se voir rappeler les crimes sanglants de leurs idoles communardes. Voici l’un de ces forfaits abjects : le massacre, le 25 mai 1871, des Dominicains d’Arcueil.
Dans le Chardonnet n°366 l’abbé Guillaume d’Orsannes (FSSPX) revient sur les évènements. Le numéro tout entier est consacré aux martyrs de la Commune.
« Le jeudi 25 mai 1871, agitation extraordinaire aux alentours de la prison. Soudain, la porte s’ouvre :
– Vous êtes libres. Seulement nous ne pouvons vous laisser entre les mains des Versaillais : il faut nous suivre à la mairie des Gobelins ; ensuite vous irez dans Paris où bon vous semblera.
Le trajet est long et affreux, des menaces de mort étant proférées à tout instant : les femmes surtout se montrent furieuses et avides de voir mourir ces hommes couverts d’un vêtement sacré.
Arrivés à la prison disciplinaire du neuvième secteur, au 38 avenue d’Italie, et après quelques palabres inutiles, les prisonniers sont enfermés sans ménagement : dès lors, ils n’ont plus aucune illusion sur leur sort. Tous se mettent à genoux, se confessent l’un à l’autre. Il est quatre heures et demie : le citoyen Cerisier, un homme vil, donne ses ordres :
– Sortez un à un dans la rue.
C’est un piège : des pelotons armés sont placés à toutes les issues des rues voisines et attendent les religieux pour les exécuter. Le Père Captier se retourne vers ses compagnons :
– Allons, mes amis, c’est pour le Bon Dieu !
Aussitôt le massacre commence dans la rue. Le Père Cotrault tombe le premier. Le Père Captier est atteint d’une balle qui lui brise la jambe, et mourra après une longue agonie. Le Père Bourard, après avoir été atteint, s’affaisse sous une seconde décharge. Les Pères Delhorme et Chatagneret tombent foudroyés. Monsieur Gauquelin tombe avec eux. Monsieur Voland et cinq domestiques ont le temps de traverser l’avenue d’Italie, mais ils sont abattus avant d’avoir trouvé refuge. Les autres prisonniers parviennent à s’échapper.
Cependant le massacre ne suffit pas. On se précipite sur les cadavres, on les insulte, on brise leurs membres et défonce les crânes, et cela durera plus de quinze heures ! Ce n’est que le lendemain que, enfin, un prêtre du quartier fait recueillir les saintes dépouilles, qui seront finalement transportées à Arcueil »
