Comment distinguer les classes des reliques
Les reliques sont régulièrement rangées par classe – mais à quoi correspondent-elles ?
Un article thématique apporte la réponse : « a) sont considérées comme reliques de « première classe » les corps des saints ou les fragments importants de ces corps (crâne – on parle du chef – , ossements entiers) ;
b) les reliques de « deuxième classe » sont les fragments d’os [ex ossibus], les parcelles des cendres funéraires, les cheveux [ex capillis], ou encore les objets qui ont appartenu aux saints – comme leurs vêtements – ou enfin les instruments mêmes de leur martyre ;
c) les reliques de « troisième classe » sont des objets qu’on a mis en contact avec le corps du saint, son tombeau ou sa châsse, ou encore le liquide parfumé (souvent appelé myrrhe) qui coule parfois de leur dépouille mortelle « .
Logiquement, les parcelles de chair [ex carne] appartiennent aussi à la seconde classe, ainsi que les soutanes ou fragments de robes de bure. En revanche les « étoffes ayant touché au corps de sainte Thérèse « , et autres « parcelles de briques de son infirmerie » relèvent de la troisième classe.
Par ailleurs, « la vérification de l’authenticité des reliques est indispensable avant de les proposer à la vénération des fidèles : cette authentification est confiée aux cardinaux, aux évêques, à certains prêtres spécialement autorisés (supérieurs majeurs des religieux ou vicaires généraux dans certains cas).
Cette authenticité est certifiée par un document écrit – qu’on nomme un « authentique« – et par les sceaux qui ferment le reliquaire.
Il est admis que l’on peut continuer à proposer des reliques à la vénération des fidèles lorsque ce certificat d’authenticité a été détruit ou perdu, à la condition que les sceaux du reliquaire soient intacts « .
