Allo Houston !
Il ne passait pas pour un évêque « bergoglien »: le cardinal DiNardo , archevêque de Galveston-Houston , avait même été le président de la conférence épiscopale des évêques des Etats-Unis d’Amérique (la puissante USCCB) de 2016 à 2019, donc et élu et réélu par des évêques peu favorables au Pape François, avant d’être remplacé par Mgr Gomez, évêque de Los Angeles. Il a pourtant limité les célébrations de la messe traditionnelle dans son diocèse. C’est en effet ce que ressort d’un décret daté du 1er septembre 2021 .
La célébration selon le missel de 1962 est donc limitée dans trois églises, parce que les célébrations ne s’inscrivaient pas dans une « coutume ininterrompue » . Dans deux de ces églises, la messe traditionnelle pourra cependant être dite deux jours de semaine par mois. Dans l’église de l’Annonciation de Houston, la messe pourra être dite selon le missel de 1962 tous les dimanches après-midi en raison de cette « coutume ininterrompue » . Ce n’est que dans la paroisse confiée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre que l’on pourra célébrer la messe et les autres sacrements selon le missel de 1962, et ce sans aucune limitation. Comme le remarque Yves Daoudal , « c’est l’unique réserve d’Indiens tradis du 5 e plus grand diocèse des Etats-Unis » . Le cardinal DiNardo refuse également tout mélange des rites: il n’est pas question d’insérer des rubriques du missel de 1962 dans des célébrations qui ont lieu selon le missel de 1970. Une sorte de rappel de l’indult de 1984…
Comme le constate le blog Rorate Caeli :
Le cardinal Cupich n’est pas allé aussi loin. Le cardinal Tobin n’est pas allé aussi loin. Le cardinal O’Malley n’est pas allé aussi loin. Pour quelles raisons, le cardinal DiNardo – considéré comme le plus favorable envers la Tradition – est-il le premier cardinal à restreindre la messe traditionnelle. La question devrait lui être posée: pourquoi ?
Oui, pourquoi ?
