Marie Derain de Vaucresson nommée présidente de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation

Marie Derain de Vaucresson a été désignée lundi 8 novembre par les évêques présidente de la nouvelle Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation. Elle aura pour mission de constituer une commission chargée de l’accompagnement des victimes d’abus sexuels dans l’Église. Ancienne vice-présidente des Scouts et Guides de France après y avoir exercé différentes fonctions locales et nationales, elle fut, du 30 septembre 2014 au 11 février 2016, en mission d’appui auprès de Laurence Rossignol , Secrétaire d’État chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie. Du 11 février 2016 au 17 mai 2017, elle est Conseillère « droits de l’enfant » au Cabinet de Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes.

Résolutions votées par les évêques de France en Assemblée plénière le 8 novembre :

  1. Mesures globales

Instance nationale

Pour les personnes victimes de violences et d’agressions sexuelles, les évêques de France décident que l’INIA créée en mars 2021 devient l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (INIRR). Sa présidence est confiée à Mme Marie Derain de Vaucresson, juriste, cadre du ministère de la justice ancienne défenseure des enfants adjointe du défenseur des droits de 2011 à 2014, dont la mission commence dès à présent avec les moyens financiers nécessaires. (R27-31-32)[1]

Demande au Saint-Père

Les évêques de France réunis en Assemblée demandent au Pape, de qui ils tiennent leur mission, d’envoyer une équipe de visiteurs afin d’évaluer cette mission en ce qui concerne la protection des mineurs et de donner, si nécessaire, les suites qui s’imposent à l’issue de leur visite.

Financement

1.3.1 En vue d’indemniser les personnes victimes, les évêques de France s’engagent à abonder selon la nécessité le fonds SELAM en se dessaisissant de biens immobiliers et mobiliers de la CEF et des diocèses. (R33)

1.3.2 Un emprunt pourra être souscrit pour anticiper les besoins.

Synodalité

1.4 Pour donner suite aux travaux de l’assemblée plénière avec les personnes victimes et les autres invités, les évêques de France constituent des groupes de travail composés de laïcs, diacres, prêtres, personnes consacrées, évêques. Des personnes victimes y seront associées. Ces groupes reçoivent une lettre de mission du Conseil Permanent avec un échéancier. Ils lui rendent compte de l’avancement de leurs travaux en vue de l’Assemblée plénière. L’ensemble des groupes est piloté par un coordinateur (homme ou femme) placé sous la responsabilité du Secrétaire Général de la Conférence des évêques. Il coordonne le suivi des recommandations de la CIASE et le travail des groupes synodaux. Un temps de réception global de ce travail aura lieu au printemps 2023 en collaboration avec les religieux/ses (CORREF) et l’ensemble des forces vives de l’Eglise en France. (R34)

Les évêques décident la création des groupes de travail suivants :

  1. Mesures particulières

[1] R + nombre renvoie aux recommandations du rapport de la CIASE