Belle-Ile-en-Mer : le curé prie pour Lénine le 21 janvier plutôt que pour Louis XVI
C’est la semaine de prières pour l’unité des chrétiens… sauf pour les tradis, visiblemen t. Belle-ile semble suivre la schizophrénie romaine, puisque le recteur, Jean-Baptiste (de) Barmon, a inscrit une intention de prière pour Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, sur le programme de la paroisse , plutôt que de prier pour le repos de l’âme de Louis XVI, comme le font d’autres de ses confrères.
Ce qui fait réagir ses paroissiens, pourtant habitués aux intentions de prière baroques de leur curé – qui a aussi prié aux intentions des frères Bogdanov ou de Joséphine Baker. Certains ont écrit à Ouest-France. Des prières pour Lénine, initiateur de grandes persécutions contre les religions en Russie ? La question se pose.
L’intéressé, qui a perdu sa particule au passage, répond dans les colonnes du quotidien régional : « il a donc d’autant plus besoin qu’on prie pour lui et ce ne sont pas les communistes qui vont le faire ! Je rappelle que la religion catholique veut sauver tous les Hommes et pas seulement ceux du sérail « .
Coureur cycliste amateur, Jean-Baptiste de Barmon est âgé de 54 ans et est né à Arradon, dans le Golfe du Morbihan. Ouest-France – déjà – dressait sa biographie lors de sa nomination sur l’île en 2020 : « après sa scolarité à Vannes puis à Paris, il a été séminariste dans la capitale, de 1992 à 1998, avant d’être ordonné prêtre à Sainte-Anne-d’Auray. D’abord vicaire à Guer, puis recteur à Férel, il a passé dix années à Rochefort-en-Terre et six au Faouët « .
Il avait aussi fait la faculté libre d’économie et de droit à Paris , mais pas d’études d’histoire, visiblement. A moins qu’il s’agisse d’un hommage à un bellilois peu connu, Marcel Coene , résistant FTP dans le bassin de Creil pendant la seconde guerre mondiale, maire de Montataire de 1945 à 1966 et opposé avec véhémence à la guerre en Indochine, au point, lors des obsèques d’un soldat de sa commune mort pour la France là-bas de prononcer un discours qui choque la famille du défunt et d’être écarté de son mandat de 1951 à 1953.
