Eglises en péril
Depuis la loi de séparation de l’Église et de l’État, les communes sont propriétaires des édifices religieux construits avant 1905. Elles ont l’obligation de les entretenir et de les mettre à la disposition de l’association diocésaine. Mais certaines communes n’en peuvent plus.
En Maine-et-Loire, on recense environ 430 églises, dont 17 sont la propriété du diocèse d’Angers. « Depuis plusieurs années, 800 000 € à 900 000 € sont dévolus à leur entretien » , explique Claire Bernier , responsable de la communication du diocèse. Le reste est à la charge des communes.
« On peut entendre les communes qui nous disent que les églises représentent un patrimoine lourd à entretenir, mais nous restons prudents », assure l’abbé Chevalier, qui préside la commission diocésaine d’art sacré.
Depuis une quinzaine d’années, des églises du Maine-et-Loire sont menacées.
A Saint-Pierre-aux-Liens, en 2007, la municipalité, estimant l’édifice dangereux, avait acté sa destruction puis une reconstruction plus modeste. S’ensuivit une bataille judiciaire durant laquelle une association fit annuler le permis de démolition de la mairie par la cour administrative d’appel de Nantes puis par le Conseil d’État. Le conseil municipal de Gesté avait approuvé, à nouveau, le projet de démolition de l’église, le 6 mai 2013. En 2017, après dix ans de polémique, a été inaugurée la nouvelle église de Gesté. Seul le clocher a survécu. Coût des travaux : 2,5 millions d’euros. À Beaupréau une autre église du XIX e siècle est sur la sellette : Saint-Martin. Le 26 avril 2021, la municipalité a annoncé qu’elle réfléchissait à la transformer en pôle culturel. La commune n’a pas invité le curé, qui a découvert le projet dans les journaux.
