A propos du citoyen Ravel

De l’abbé « Pageliasse » :

Le citoyen Ravel n’est autre que l’archevêque de Strasbourg, qui a fait savoir « en tant que citoyen » pour qui il allait voter au deuxième tour de l’élection présidentielle.

« En tant que citoyen », vraiment ? Mais si personne ne savait qu’il est archevêque, cette déclaration n’aurait aucun intérêt. Or tout le monde le sait. Il y a donc là un manquement à la loi de l’Eglise. Après avoir cité le texte exprimant le mieux cette loi, je vous proposerai un modèle de lettre dont vous pourrez vous inspirer pour écrire vous-même à votre évêque, avec copie au nonce apostolique et au président de la conférence des évêques.

TEXTE DE L’EGLISE CATHOLIQUE

[180] Cf. C.I.C. can. 287 §2 ; Congrégation pour le Clergé, Décr. Quidame Episcopi (8 mars 1982), AAS 74 (1982), 642-645.

[181] Cf. Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, Guide pastoral pour les prêtres diocésains des Églises dépendant de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, 9 : l.c., 1604-1607; Congrégation pour le Clergé, Décr. Quidame Episcopi (8 mars 1982), AAS 74 (1982), 642-645.

[182] Jean-Paul II, Audience générale (21 juillet 1993) , 3 : Enseignements XVI/2, 109-110; Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Constitution past. Gaudium et spes , 43 ; Synode des Évêques, Document sur le sacerdoce ministériel Ultimis temporibus (30 novembre 1971), II, I, 2 : l.c., 912-93 ; C.I.C. can. 285 §3 ; 287 §1.

[183] Catéchisme de l’Église Catholique , 2442 ; C.I.C. can. 227.

[184] Synode des Évêques, Document sur le sacerdoce ministériel Ultimis temporibus (30 novembre 1971), II, I, 2 : l.c., 913.

ÉLÉMENTS POUR UNE LETTRE A VOTRE EVÊQUE

Monseigneur,

Je suis très défavorablement impressionné par la déclaration de Monseigneur Ravel, qui a indiqué pour qui il votera dimanche à l’élection présidentielle.

C’est un manquement grave à la loi de l’Église, parfaitement rappelée et expliquée au paragraphe 44 du Directoire sur le ministère et la vie des prêtres.

Je demande donc que Monseigneur Ravel soit lourdement sanctionné.

S’il ne l’était pas, alors on devrait considérer que ces dispositions canoniques de l’Église ne s’appliquent plus dans l’Église en France. Dès lors chaque prêtre pourra, à l’avenir, dire haut et fort pour quel candidat il va voter. Cela ne peut que diviser. Et ce serait un comble puisque cet archevêque prétend voter pour un candidat davantage capable de « fédérer ».

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de tous mes sentiments filiaux.