Canada et Québec : l’Eglise catholique fonce dans le mur, et surtout sans se poser de questions

La déchristianisation continue de ravager le Québec, et les responsables de l’Eglise, ne surtout pas se poser de questions. Ainsi à Temiscouata sur le Lac, au Québec.

« Le conseil de fabrique de l’église Saint-Mathias de Cabano souhaite connaître l’avis de la population quant à l’avenir de leur église, qui pourrait être vendue ou louée.

La fabrique a enregistré un déficit de 28 000 $ en 2021 et des travaux importants, estimés à plus de 1,2 million de dollars, sont à faire.

La majorité des paroissiens rencontrés sur place ont apprécié la transparence dont fait preuve le conseil de fabrique. Plusieurs sont cependant attristés à l’idée de vendre l’église, bien qu’ils comprennent que la religion n’attire plus les foules comme autrefois.

Nos messes, c’est 50 personnes, 60 personnes. Depuis la COVID, c’est pas fort. Ce que je trouve dommage, c’est que si on vend, on n’aura plus de lieu de culte , a indiqué une résidente, Gertrude Beaulieu « .

L’église pourrait être vendue à une oeuvre d’utilité publique, ou louée pour des besoins communautaires. L’on se garde bien de poser la question de l’avenir de l’Eglise catholique, dans la commune et ailleurs, une fois que tout le patrimoine érigé par les générations précédentes aura été bradé.

Ailleurs au Canada, des églises de Terre-Neuve pourraient être vendues pour payer des réparations aux victimes des orphelinats indiens, ce qui suscite l’indignation des paroissiens et de leurs descendants – ce sont souvent eux, malgré leur pauvreté, qui se sont saignés pour construire ces églises à la sueur de leur front, et elles sont maintenant vendues pour maintenir intactes d’autres réserves et richesses accumulées, se récrimine l’un d’eux dans la presse francophone canadienne .

Là encore, les dignitaires de l’Eglise catholique du Canada préfèrent foncer dans le mur en klaxonnant, alors que certains diocèses sont contraints de vendre même leur cathédrale .