« L’équipe avant nous ne croyait pas au diable » (Le Parisien)
Dans ses pages consacrées à l’Île-de-France (« Le Grand Parisien »), Le Parisien publie enquête de deux pages sur le service dédié à l’exorcisme du diocèse de Paris – l’accueil Saint-Michel, animé par l’abbé Jean-Pascal Duloisy. Effectivement, la question du démon est bien prise au sérieux dans l’Eglise actuelle à la différence de ce qui se passait il y a encore vingt ans. On apprend par ailleurs que l’équipe précédente de l’accueil Saint-Michel n’y croyait pas et réduisait tout à la psychiatrie ou à la psychologie. En effet:
Preuve qu’en France, l’exorcisme n’était plus vraiment pris au sérieux, même dans ce centre dédié à la lutte contre le Malin, au début, on tâtonne : « L’équipe avant nous ne croyait pas au diable. Pour le prêtre, tout était psychologique ou psychiatrique », se rappelle Gervaise , l’une des doyennes de l’accueil Saint-Michel, arrivée en 2007. « Dire que le diable est partout serait une erreur, mais il n’est pas raisonnable ni prudent de penser que le diable n’existe pas et qu’il n’est qu’un mythe du Moyen Âge », martèle le père Duloisy.
Au cours des années 2000, on a recommencé à prendre le diable au sérieux. Un des chapitres du dernier ouvrage de Guillaume Cuchet ( Le Catholicisme a-t-il encore de l’avenir en France ? , Le Seuil, 2021 ) témoigne même, dans l’Eglise de France, de ce changement qui contraste avec les années 1970. Mieux vaut tard que jamais, même si certains ne croient plus au démon, comme le supérieur des jésuites, le Révérend Père Arturo Sosa , ou Mgr Gaillot… Sans jeu de mots, sont-ils encore légion au sein de l’Eglise ?
