Les soeurs de Fanjeaux font fleurir l’école de la Couldre fermée par le diocèse de Poitiers

Notre article sur les fermetures d’écoles catholiques sous contrat par le diocèse de Poitiers dans la Vienne et les Deux-Sèvres a fait réagir nos lecteurs, qui rappellent que l’institution Notre-Dame de la Couldre, à Parthenay, fermée en 2015, a été rachetée en 2018 par une SCI pour 130.000 euros; le cours Notre-Dame du Sacré-Coeur de la Peyratte y a été transféré et quatre soeurs dominicaines enseignantes de Fanjeaux sont venues s’occuper de l’école , qui refleurit.

Début septembre 2022, la Nouvelle République dresse le bilan : « quatre ans plus tard, à l’approche de leur rentrée qui s’opèrera le lundi 12 septembre 2022 à 8 h 45, elles sont désormais sept sœurs… et accueilleront en ce jour de rentrée 70 élèves . Ici, on est hors contrat. L’école, de la maternelle au primaire, est mixte ; le collège (6 e et 5 e ) est non-mixte et l’internat aux 29 places affiche déjà complet.

Les élèves viennent pour la plupart de la Gâtine, le plus souvent issus du monde agricole. Une sœur référente par niveau, toutes amenées à intervenir dans plusieurs matières, des professeurs laïcs en aide en plus… et voici comment l’établissement inscrit dans la tradition de l’enseignement depuis quatre siècles depuis les Ursulines du XVII e siècle « essaye de perpétuer ce chemin dédié à la jeunesse et à l’éducation « .

Les soeurs espèrent surtout restaurer l’église romane Notre-Dame de la Couldre, quasi entièrement englobée dans l’école – sauf la façade qui est propriété de la Ville et l’ouvrent pour ces journées du Patrimoine.

« L’église, la beauté de sa façade romane classée aux Monuments historiques comme son chevet (et propriété de la Ville), est dans un sale état. La zinguerie est à refaire, la toiture est à revoir, les belles menuiseries du XIX e et les vitraux de la même époque qui ont souffert, allongent l’addition de ce chantier qui n’est encore qu’un rêve. « Nous souhaitons restaurer cette église pour qu’elle retrouve sa vocation de culte d’origine et s’ouvre à nouveau au public », espère Sœur Marguerite qui, comme l’ensemble de cette petite communauté religieuse, passe en moyenne deux heures par jour à prier dans cet endroit pour l’heure interdit au public par mesure de sécurité « .