Sortir du déni?
De la part d’un lecteur:
Merci beaucoup pour toute réponse à cette question, ou pour toute transmission de la même question aux évêques français : soixante ans après, puisque nous sommes en octobre 2022, pourquoi, de leur part, un tel refus de sortir du déni, sur l’échec du Concile et la faillite de l’après-Concile, non en dépit mais en raison des sacro-saintes « intuitions prophétiques » conciliaires, inspiratrices de l’idéologie du dialogue, de l’inclusion, du renouveau et du suivisme ?
En particulier, pourquoi, de la part de ces évêques, un tel refus de reconnaître qu’ils sont, globalement, les continuateurs d’autres évêques qui, en leur temps, sous Jean XXIII puis sous Paul VI, ont été trompés, par des conceptions proches ou telles que celles de Chenu, Congar, Guttierez, Kung, Maritain, Massignon, Metz, Rahner, Schillebeeckx, Teilhard, avant de se tromper, puis avant de tromper les laïcs, les prêtres, les futurs prêtres et les futurs évêques ?
Plus précisément, pourquoi, de la part des mêmes évêques, un tel refus de reconnaître la part de responsabilité, il est vrai éclairante et écrasante, d’une partie de la philosophie et de la théologie ante-conciliaires, d’une assez grande partie du Magistère intra-conciliaire et d’une grande partie du Magistère et de la pastorale post-post-conciliaires, dans l’inscription dans la longue durée de la mutation contre-nature qui, depuis 1962, est imposée et infligée aux catholiques ?
Merci beaucoup pour la transmission de ces quelques lignes, périphéristement et synodalistement incorrectes, dans le contexte idéologique du pontificat actuel, qui tente d’irréversibiliser la soumission de l’Eglise et des fidèles catholiques, mais aussi de la foi catholique, de la liturgie et des sacrements de l’Eglise, et de la morale chrétienne, à l’état d’esprit ou à la vision des choses qui, en son temps, est apparue dans Dignitatis humanae, dans Gaudium et spes, dans Nostra aetate et dans Unitatis redintegratio, avec les conséquences, émollientes ad intra et lénifiantes ad extra, que toute l’Eglise catholique connaît et subit depuis lors.
