Synode sur la synodalité : malaise dans l’évêché de Viviers (07)
oppo_2
Lors de la rentrée pastorale du diocèse de Viviers, en Ardèche, l’évêque Mgr Balsa est revenu sur le synode sur la synodalité , ou tout au moins la consultation organisée à ce sujet dans l’évêché – ou ce qu’il en reste depuis le « printemps du Concile » :
« il est significatif que la consultation qui a eu lieu dans le diocèse pour le Synode sur la synodalité a été ignorée par la grande majorité d’entre nous, alors que 800 personnes se sont prononcées, certes essentiellement des personnes de plus de 60 ans, mais qui ont exprimé une sorte de malaise quant à l’exercice de l’autorité.
[…] En résumé il nous est dit que le Peuple de Dieu n’a pas la parole dans les projets pastoraux.
Que les EAP tournent en boucle fermée sans projets précis ni concertation.
Que la place des femmes laisse à désirer.
Que les curés fonctionnent sur un mode vertical et clérical, ou à l’inverse se confondent au milieu d’un groupe de laïcs qui a pris le pouvoir.
[…] La question n’est pas de nous sentir agressés, mais d’en prendre le prétexte de bien discerner dans la tradition de l’Eglise si nous sommes fidèles à l’enseignement et à la tradition de l’Eglise, en particulier Vatican II « .
Un début de réponse : le diocèse de Viviers n’a jamais appliqué le motu proprio Summorum Pontificum et a toujours rejeté toutes les demandes de mise en place de messe tridentine diocésaine, particulièrement dans les secteurs d’Aubenas et de Viviers où plusieurs familles ont porté la demande, des années durant. Par ailleurs, obtenir ne serait-ce qu’une église pour une célébration dans le rite tridentin, mariage, baptême, obsèques, relève de la mission impossible – tout comme il est très difficile d’obtenir un curé pour des obsèques, même en rite NOM.
Résultat : les fidèles de la messe tridentine ardéchois sont contraints depuis des années par leur évêque à faire des dizaines de kilomètres pour leur foi et vont assister à la messe ailleurs, à Montélimar, Valence, au Puy, Alès (FSSPX); fort logiquement, ils donnent aussi aux autres diocèses qui les accueillent…
Quant au nombre de jeunes fidèles, en particulier dans un diocèse qui fut très en pointe dans les errances postconciliaires et marqué par l’exode rural, il est très restreint.
oppo_34
