Mis en cause par la justice civile ou canonique : 11 évêques, vraiment ?

Hier, Mgr de Moulins Beaufort, président de la CEF, a annoncé à Lourdes que Mgr Ricard avouait s’être « conduit de façon répréhensible avec une jeune fille de 14 ans » , il y a 34 ans. Dans la foulée le président de la CEF indiquait que 11 évêques avaient été mis en cause par la justice civile ou canonique – il existe quantité d’infractions qui ne peuvent pas être poursuivies au civil ou au pénal, mais qui le sont par la justice canonique – comme l’absolution de complice ou la simulation du saint sacrement .

Or, si on se remémore les archives, on arrive à un nombre supérieur. Soit Mgr de Moulins Beaufort en a oublié – mais comme la vérité finit toujours par se frayer un chemin, les médias feront leur travail, soit…la CEF gagnerait à diffuser sa liste et les infractions qu’elle a retenue.

Mgr de Moulins Beaufort a nommé deux cas et en a décrit trois autres (5)

Trois autres cas ont été détaillés par Mgr de Moulins-Beaufort : deux sous le coup d’une enquête de la justice civile, un dont le signalement n’a pas encore été pris en compte.

Évêques condamnés par la justice civile pour avoir couvert des prêtres pédophiles (2)

Évêques mis en cause pour abus sexuels après leur démission (2)

Mis en cause pour abus sexuels après sa mort (1)

Évêques qui ont donné un coup de canif à leurs engagements sacerdotaux (3)

Hétérodoxie (1) : Mgr Gaillot (Évreux puis Partenia)

Figure aussi probablement dans cette liste Mgr Gaschignard (Aire et Dax) qui a été blanchi.

Rien d’étonnant à ce que les évêques d’aujourd’hui éprouvent un certain vertige face à l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds.

« Ils conçoivent qu’un prêtre peut faillir, mais pas un évêque, et quand ils le comprennent, chacun d’entre eux a besoin de se brûler, comme les enfants, pour voir où sont les limites « , confiait une personne qui a pu assister aux débats des évêques. Mais pendant qu’ils se brûlent sans grandes conséquences personnelles, des victimes sont brisées à vie.

Abus des évêques : à qui le tour ?!