Rénovation de Notre-Dame : les inquiétantes perspectives du Père Drouin

Non, la polémique sur la rénovation de Notre-Dame n’est pas terminée: La Croix parle du projets d’aménagement – notamment de la nef – et donne la parole au père Gilles Drouin, déjà réputé pour sa bien piètre estime pour tout ce qui est tridentin (et même pour la réforme de la réforme, alors même que ce n’était pas, en soi, le sujet du Motu Proprio Traditionis Custodes ).

Voici quelques extraits:

La messe n’est pas une représentation théâtrale, avec les prêtres sur une scène et des spectateurs étrangers au mystère eucharistique. Il nous faut trouver comment honorer la dimension baptismale de tous, évêque, prêtres et fidèles des fidèles, articuler le chœur et la nef

Certes, mais cette « dimension baptismale de tous » n’existe-t-elle pas déjà avec le signe de croix, le bénitier ou l’agenouillement ? En quoi les cathédrales traditionnelles étaient dépourvues de cette dimension ? On rappellera au liturgiste et délégué pour l’aménagement de la cathédrale que dans les célébrations traditionnelles prêtres et fidèles prient dans la même direction, ce qui est un signe fort, encore peu médité.

Autres propos qui peuvent laisser interrogatifs:

Alors que nous réfléchissons à une Église plus synodale, il est important que l’église tout entière soit célébrante

Faut-il craindre un nouveau saccage liturgique sous couvert de rénovation de la cathédrale et de l’Église ? La rénovation de Notre-Dame ne risque-t-elle pas, à elle seule, d’être une illustration de errance ecclésiale, tant sur le plan pastoral qu’architectural ?