Le trésor spirituel de l’ancien rite romain
Sur son blog, Yves Daoudal a repris les propos de l’entretien de Mgr Gänswein, secrétaire personnel du Pape émérite défunt Benoit XVI et préfet de la Maison Pontificale, donné à la Fondation Tagespost pour le journalisme catholique. Il y évoque notamment la réception du Motu proprio Traditionis custodes par le Pape émérite.
Il en a été durement touché. Je crois que cela a brisé le cœur du pape Benoît de lire le nouveau motu proprio, parce que son intention avait été d’aider ceux qui voulaient simplement trouver un foyer dans l’ancienne messe pour trouver la paix intérieure, trouver la paix liturgique, afin de les écarter de Lefebvre. Et si vous pensez comment pendant tant de siècles l’ancienne messe a été la source de vie spirituelle et a nourri tant de gens, y compris beaucoup de saints, il est impossible d’imaginer qu’elle n’a plus rien à offrir. Et n’oublions pas que beaucoup de jeunes qui sont nés longtemps après Vatican II et qui n’ont pas compris toute cette émotion autour du concile, ces jeunes, connaissant la nouvelle messe, ont cependant trouvé un foyer spirituel, un trésor spirituel dans l’ancienne messe. Enlever ce trésor aux gens… eh bien, je peux dire que je ne suis pas à l’aise avec cela.
