Le diocèse de Liège ne sait plus ce qu’est une église catholique
Le diocèse de Liège envisage dans les années suivantes de fermer plus d’églises et de les transformer en bureaux ou en logements. D’ores et déjà, des églises sont transformées en salles d’escalade – la basilique de la Paix à Liège, en commerces , foyers , musées … sous couvert de leur mauvais état, mais surtout faute de fidèles, le « printemps du Concile » étant particulièrement marqué en Wallonie où la pratique a dévissé sous les 1%, et les atteintes aux biens religieux, profanations de tombes et autres vols très nombreux sur une superficie égale à trois départements français (16.845 km²).
La RTBF qui s’attarde sur ces désaffections et reconversions constate : « les édifices appartiennent parfois à des congrégations, mais souvent, ils sont propriétés publiques, et les opérations de désacralisation passent par des autorisations communales ou régionales.
L’évêché ne maîtrise pas tous les éléments pour éviter qu’un acheteur fasse n’importe quoi. Mais il tente de conserver à ces lieux la dignité de leurs fonctions. Ça passe souvent par un partage avec d’autres chrétiens : les syriaques à Saint-Simon-des-Oliviers à Herstal, les orthodoxes grecs à Saint-Jean-Baptiste de Verviers, les géorgiens à la chapelle du Calvaire du Laveu, voire des évangélistes aux Oblats « . Bref, à n’importe qui, sauf à d’autres catholiques… surtout s’ils pratiquent un rite qui arrive encore à remplir les églises.
En 2017, l’église Saint-Lambert de Grivegnes a en effet été transmise à l’Eglise glorieuse de Jésus-Christ, un culte protestant non reconnu fondé par un pasteur congolais… ce qui témoigne aussi d’une évolution de la population locale. La RTBD indiquait alors : « c’est une association de type évangéliste, fondée par un pasteur congolais, qui rassemble essentiellement des ouailles d’origine africaine. Elle est issue d’une dissidence de l’Eglise du Réveil. Elle s’apparente au protestantisme, mais elle n’est pas officiellement reconnue par le synode. Cette marginalité, aux méthodes de prédication plutôt particulières, ne semble pas poser de problème: l’opération devrait se dérouler avec la bénédiction de l’évêché et… de la ville « .
A se demander, si le diocèse de Liège a encore conscience de ce qu’est une église – c’est à dire un espace sacré, construit pour la gloire de Dieu, et pour accueillir le culte catholique.
