États-Unis: Mgr Paprocki met en cause l’autorité du rescrit du cardinal Roche et défend les catholiques traditionnels
Le cardinal Roche a rendu public le 21 janvier dernier un rescrit qui réserve au Siège apostolique les dispenses de lois disciplinaires en faveur de la messe traditionnelle que les évêques pourraient adopter sur le fondement du canon 87 du Code de droit canonique. Les évêques sont même tenus d’« informer le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui évaluera les cas individuels » . Mgr Thomas Paprocki , évêque de Springfield (Illinois), qui avait eu recours à ce dispositif prévu par le doit canonique, ne comprend pas les attaques lancées contre les fidèles traditionnels:
Je trouve que les gens là-bas sont très dociles aux enseignements de l’Église, très désireux de suivre les enseignements de l’Église. Ce sont des catholiques très fidèles.
L’évêque dénonce le flou quant à l’origine du rescrit. « Ce n’est pas le Saint-Père qui a pris l’initiative » , affirme Mgr Paprocki, mais une « initiative du cardinal Roche » . Mgr Paprocki cite même la lettre d’accompagnement du Motu Proprio dans laquelle le Pape invite à la responsabilisation des évêques: « c’est à vous d’autoriser (…) l’utilisation du Missale Romanum de 1962 » et « c’est à vous de (…) déterminer au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum ».
Un rescrit qui s’inscrit contre le principe de subsidiarité
« Je remets en question la sagesse [du rescrit] en vertu du principe de subsidiarité » , affirme l’évêque qui souligne que la subsidiarité implique que les décisions soient appliquées « généralement au niveau local » . Mgr Paprocki a même indiqué avoir pris des mesures pour que les célébrations ne soient pas affectées dans son diocèse par cette restriction. L’année dernière, il avait ainsi requalifié en église non paroissiale, l’église du Sacré Coeur, qui était naguère une église paroissiale. Quant à la seule église paroissiale qui offre la messe traditionnelle, Sainte-Rose de Lima à Quincy elle n’est pas concernée en raison de son affectation à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) laquelle a fait l’objet d’une dispense spécifique de Motu Proprio en février 2022.
Bref, un texte supplémentaire qui ne convainc personne et qui rajoute une couche supplémentaire dans un empilement incohérent de textes parfois contradictoires…
Source: Catholic News Agency
