Concert de Bilal Hassani annulé à Metz : Civitas menacée de dissolution?
Les ennemis habituels de la Foi ont bien du mal à se résoudre à l’annulation du concert du chanteur LGBT+ Bilal Hassani dans l’église Saint-Pierre aux Nonnains de Metz – il devait s’y produire hier soir, le 5 avril, en pleine semaine sainte. Pourtant, c’est l’organisateur qui a décidé d’annuler le concert après que Lorraine catholique et d’autres catholiques ont annoncé qu’ils feraient un chapelet sur les lieux, et que l’ultra-gauche a annoncé se mobiliser à proximité le soir même.
Le député LREM veut dissoudre l’opinion contraire au nom de la liberté d’expression
Parmi les réactions recueillies par la presse locale, celle du député Ludovic Mendes (LREM) bien content de parler d’autre chose que de retraites, et qui ne s’embarrasse pas de circonlocutions pour décrocher un point Godwin en passant ce que le Canard enchaîné appellerait le mur du çon : « C’est avec désolation, tristesse et consternation que je viens d’apprendre l’annulation du concert de Bilal Hassani, prévu ce jour à la basilique Saint-Pierre-aux-Nonnains. Cette annulation, imposée par la crainte de violences et de forts troubles à l’ordre public par des groupes identitaires issus de l’extrême droite, est inacceptable. Fervent défenseur de la liberté d’expression et d’une laïcité qui permet à tous d’empêcher les obédiences religieuses d’être des obstacles à l’expression populaire, je vois ma ville victime des bassesses de l’extrémisme religieux et identitaire.
Le combat mené par les opposants à la tenue de ce concert a pour seules fondations : la haine et l’homophobie. Les propos tenus sur les différents canaux de communication de ces groupes identitaires témoignent d’une violence et d’un mode d’action nécessitant des réponses concrètes. Je vais dès à présent formuler une demande auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer pour lui demander la dissolution des groupes identitaires à l’origine de ces intimidations . Jamais, nous n’accepterons de tels modes de pensées qui rappellent les heures les plus sombres de l’Histoire européenne. »
Dissoudre des groupes qui ont des opinions avec lesquelles Monsieur le député n’est pas d’accord, tout en se disant « défenseur de la liberté d’expression » ? Cela s’appelle le « en même temps » .
Un chapelet à Metz, du « terrorisme » pour la députée insoumise ?
La France Insoumise semble aussi avoir mieux à faire que de s’occuper des retraites. Charlotte Leduc, députée LFI de Moselle, signe une réaction tout en finesse : « je tiens à exprimer mon soutien à Bilal, à toutes ses équipes, aux travailleuses et travailleurs de la Cité Musicale de Metz qui avaient accompli un travail énorme pour la tenue de ce concert qui devait être une fête. Je ressens une immense colère face à cette annulation qui fait suite à des menaces venues de l’extrême droite : M. Darmanin, n’est-ce donc pas ça le terrorisme ? Par des menaces de violences, créer la peur et arriver à des fins politiques, en l’occurrence faire annuler le concert d’un jeune chanteur « .
Civitas menacée de dissolution ?
Ce matin, Alain Escada, président de Civitas, communique : « mercredi soir, deux associations LGBT ont annoncé déposer plainte contre CIVITAS pour « entrave transphobe » .
Et le député macroniste mosellan Ludovic Mendes a fait savoir qu’il demanderait au ministre Gérald Darmanin de dissoudre Civitas et les autres groupes catholiques mobilisés contre ce concert de Bilal Hassani dans une église. Le député Ludovic Mendes a aussitôt été soutenu dans sa démarche par François Grosdidier, maire de Metz, qui a traité d’obscurantistes les catholiques mobillisés contre ce concert provocateur.
Soulignons que le sondage réalisé par l’émission TPMP, peu suspecte d’être proche de Civitas, a démontré que 76 % des personnes consultées partageaient notre indignation « .
Les associations plaignantes doivent-elles se faire expliquer ce qu’est un chapelet ?
Les associations plaignantes justifient ainsi leur dépôt de plainte : « STOP homophobie et Mousse portent plainte pour entrave à une activité économique en raison de l’identité de genre. Une première en France. Le lieu, désacralisé depuis plus de 500 ans, a été reconverti en salle de spectacles. Mais suite à cette polémique autour de la prestation du chanteur, une centaine de militants de l’ultradroite avaient également prévu de se mobiliser devant l’édifice à Metz pour en découdre. D’où l’annulation de l’événement, à la vue des menaces formulées, comme l’ont souligné les producteurs du spectacle, « pour préserver Bilal et son public de toute éventuelle agression, dans un environnement qui risque d’être hostile et d’échapper à un cadre sécuritaire ».
Savent-elles vraiment ce qu’est un chapelet ? Pour information, en voici un. La justice devra-t-elle fermer le sanctuaire de Lourdes pour « obscurantisme » et « terrorisme » ?
