Le féminisme à toutes les sauces dans l’enseignement catholique breton

Un lecteur nous envoie ce témoignage d’une jeune fille qui en a « raz-le-bol » du féminisme enseigné par ses profs au sein d’un établissement de l’enseignement catholique de Bretagne.

Je m’appelle Claire, je suis scolarisée depuis la 6ème au sein de l’enseignement catholique de Bretagne et je suis avec ma famille catholique pratiquante.

Le lycée est une étape du parcours scolaire où l’on commence par penser par soi même, avoir ses propres idées. Mais dans certains cas, on peut être influencé par des personnes qui pensent que tout le monde devrait penser comme elles. C’est mon cas, avec la question du féminisme.

Bien que je ne sois pas féministe, je reconnais que la place de la femme dans la société n’était pas une place facile dans le passé, et que les femmes devaient bien prouver qui elles étaient. Mais je pense qu’aujourd’hui, la place de la femme dans la société actuelle a beaucoup évolué, et qu’une femme peut faire des choses que les hommes ne peuvent pas faire et vice versa.

Cela ne me dérangeait pas de parler de l’émancipation de la femme en début d’année dans une matière (en français) mais ce qui m’a dérangé a été la répétition de ce sujet à de maintes reprises dans plusieurs matières. Ce sujet à également visé la religion catholique. C’est pourquoi que j’ai aujourd’hui décidé de partager mon expérience.

Voici quelques exemples :

Tout cela m’a amené à me mettre à la place des garçons de ma classe. Je me dit que pour eux, cela ne doit pas être facile d’être comparés à des « prédateurs » à presque chaque cours . Lorsque j’étais avec eux, j’en ai profité pour leur demander. Et effectivement, cela en énerve la plupart.

A un autre moment, j’était avec deux amies et une des deux a abordé le sujet car elles aussi, sont féministes. Comme nous n’étions que toutes les trois, je ne me suis pas gênée pour donner mon avis et leur dire tout ce que je pensait du féminisme et du fait que les professeurs nous en parlent très souvent. Elle étaient bien sûr étonnées. Mais je leur ai dis que je respectait leur point de vue et qu’elles devait également respecter le mien. La discussion s’est bien terminée.

J’entends parler du féminisme depuis le collège. La 4ème environ. J’avait une professeure d’anglais féministe et nous faisions souvent des chapitres sur les femmes. En section européenne, nous avons même fait un projet avec d’autres pays sur les stéréotypes des femmes et des hommes.

Tout cela n’est donc pas nouveau pour moi, mais il y a tellement d’autres choses sur lesquelles parler.

A force d’en parler, le féminisme est devenu pour moi quelque chose de négatif, et j’ai vraiment l’impression que cela est de la manipulation de la part des professeures qui en parlent .