Carnac : les fidèles bretons ont repoussé les marchands du Temple

A peine 672 ans après, le nouveau combat des Trente a eu lieu. Trente fidèles bretons, en prière à l’entrée nord de l’église Saint Cornely de Carnac – et à l’intérieur – ont empêché le concert profane et profanatoire d’avoir lieu. Vers 23h05, le maire de Carnac a du se prononcer pour l’annulation dudit concert, devant les gendarmes.

Les fidèles ont alors quitté les lieux, dans le calme. Depuis plus d’une demi-heure, à l’appel des sections bretonnes de Civitas, ils récitaient les mystères glorieux et douloureux, massés sous le porche nord.

Dans le public, certains, ont à la fois crié contre les « fachos » et imploré les gendarmes de faire usage de leur « lacrymo » ou de « contrôler les identités des bloqueurs « .

« Nous avons fait calmement valoir le fait qu’une église est un lieu sacré et que ce type de concert n’a pas à y avoir lieu, quelle que soit l’intention « , témoigne dans nos colonnes un fidèle de Carnac.

« Dominique [le Quernec, curé de Carnac ] n’a pas voulu écouter ceux d’entre nous qui lui faisaient part de nos réserves, merci à ces jeunes de rappeler que ce n’est pas lui, Dominique le Quernec, qui commande, mais Dieu . Une église n’est pas une salle de concert ou une discothèque, c’est un lieu sacré « , confie une fidèle plus âgée qui était sur la place.

Du reste, la loi de 1905 ne dit pas autre chose : une église doit être affectée au culte, point. Ce n’est ni une salle de concert profane, ni un dortoir pour migrants (surtout que les presbytères des curés qui préfèrent laisser les migrants dormir sur des dalles froides sont souvent mieux chauffés et plus confortables), ni un musée d’art contemporain…

C’est une église, donc un espace sacré.

Avec calme, Foi et détermination, Trente Bretons l’ont rappelé.