La drôle de déontologie d’un journaliste pro-synode
Advocates for women’s ordination in the #Catholic Church, near St. Peter’s, as Pope Francis’ synod is meeting pic.twitter.com/zPgRWnXpfw
— Joshua McElwee (@joshjmcelwee) October 6, 2023
Il s’appelle Joshua J. McElwee : il est américain et journaliste au National Catholic Reporter , un journal progressiste américain. Il couvre le Pape François, notamment pendant ses voyages. Il a twitté à l’occasion d’un rassemblement organisé en marge du synode sur la synodalité et défendant l’ordination des femmes. Le problème est que la femme de Joshua McElwee est à la tête de l’organisation qui est à la tête de ce rassemblement, la Women’s Ordination Conference !
Joshua McElwee couvre un événement auquel participe sa propre femme
En effet, la Women’s Ordination Conference est présidée par Kate McElwee qui, selon cette fiche Wikipédia , est la femme de de joshua J. McElwee; il est même précisé que tous deux vivent à Rome:

Kate McElwee organise quotidiennement des rassemblements non loin de Saint-Pierre de Rome, comme hier:
Calling the church to walk with women during the synodal process! #LetHerVoiceCarry pic.twitter.com/915sBMVCo8
— Kate McElwee (@dearmisskate) October 7, 2023
Résumons les choses: 1) Joshua J. McElwee couvre le Pape et le synode – c’est en soi normal pour un journaliste dont c’est le domaine de compétence ; 2) Il défend le Pape – c’est son droit, mais encore faut-il rappeler qu’un journaliste est tenu, malgré tout, à une certaine prudence ; 3) Il couvre un événement à l’égard duquel il est « intéressé » – sur ce point, il existe un vrai problème de déontologie.
Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à un drôle de confusion de genres, comme avec ce journaliste de Reuters, Philip Pullella , décoré à Rome…
