Périgueux : voeux de Mgr Mousset

Le 26 janvier dernier Mgr Mousset, évêque de Périgueux, présentait ses voeux. Il y est revenu sur divers sujets d’actualité, dont la crise agricole :

« Dans cette perspective, comment, ici, ne pas parler de la crise qui affecte de plein fouet le monde agricole ? Ma formation et mon itinéraire m’ont largement sensibilisé aux réalités et aux difficultés du monde agricole. Et les manifestations qui ont lieu en divers endroits de notre pays, y compris en Périgord, mettent en lumière ces difficultés ! De fait, beaucoup d’agriculteurs souffrent et s’inquiètent pour leur avenir. Personne ne peut se résigner à un avenir incertain pour l’agriculture avec tout ce qu’elle représente, dans sa noble mission de chercher à offrir une nourriture de qualité, la plus accessible possible à tous, et de contribuer à l’entretien de ces espaces ruraux auxquels nous sommes tant attachés. Si les problèmes des agriculteurs ont leurs particularités, ils ne concernent pas seulement cette catégorie sociale. D’une certaine manière, leurs questions sont aussi les nôtres et nous plus profondément : quelle société voulons-nous et que voulons-nous pour notre société ? Quelles concertations nécessaires pour que les processus de l’économie de marché soient davantage maîtrisés au niveau de l’Europe et du monde, au niveau de nos régions et de nos départements ? ».

Mais aussi les évènements en Terre Sainte, en citant le cardinal Aveline :

« Je ne vous apprends rien si je vous dis que l’année 2023 a été particulièrement difficile. Il y a eu tout d’abord la tragique poursuite des guerres avec leurs tristes cortèges de victimes, et je pense notamment à l’Ukraine. Puis, il y a eu, le 7 octobre dernier, l’atroce drame que l’on sait : les actes barbares commis par les terroristes du Hamas contre des Juifs en Israël. La violence inouïe de ces attaques et de ces meurtres a sidéré le monde, parce qu’elle est injustifiable ! Certes, d’aucuns ont pu souligner qu’elle n’était pourtant pas sans cause. Mais il n’en reste pas moins que le terrorisme est un mal inacceptable, contre lequel nous avons à lutter pour ne pas le laisser gagner du terrain tant par les armes que dans les esprits ! C’est ce qui a justifié la riposte de l’État d’Israël. Mais, face à l’ampleur de la riposte, comment ne pas nous interroger ? Comment ne pas constater ce qu’elle a de disproportionnée pour la population palestinienne de Gaza qui en est la tragique victime collatérale ? Est-il certain que les moyens déployés pour lutter légitimement contre le terrorisme, ne vont pas contribuer à entretenir la spirale infernale de la vengeance et de la violence ? Dans cette perspective, le Cardinal Aveline, Archevêque de Marseille, reconnu pour son engagement dans le dialogue interreligieux, en particulier avec nos frères et sœurs juifs, soulignait récemment, je cite : « On peut certes compter le nombre de victimes, de morts et de blessés, de maisons détruites ou de tunnels découverts, mais ce que personne ne mesure, c’est non seulement le nombre de cœurs brisés par la souffrance, anéantis par la détresse et le désespoir, mais aussi la stupéfiante et dangereuse élévation du niveau de haine dans les deux camps. Qui osera encore parler de fraternité ? Seuls ceux qui s’efforcent aujourd’hui, dans ces circonstances, de pratiquer la miséricorde, là où il n’y a plus ni justice ni même sentiment d’humanité, pourront un jour relire ce qui s’est passé et, patiemment, tisser de nouvelles fraternités, en rétablissant d’abord le droit et la justice ».

Je ne vous apprends rien si je vous dis que l’année 2023 a été particulièrement difficile. Il y a eu tout d’abord la tragique poursuite des guerres avec leurs tristes cortèges de victimes, et je pense notamment à l’Ukraine. Puis, il y a eu, le 7 octobre dernier, l’atroce drame que l’on sait : les actes barbares commis par les terroristes du Hamas contre des Juifs en Israël. La violence inouïe de ces attaques et de ces meurtres a sidéré le monde, parce qu’elle est injustifiable ! Certes, d’aucuns ont pu souligner qu’elle n’était pourtant pas sans cause. Mais il n’en reste pas moins que le terrorisme est un mal inacceptable, contre lequel nous avons à lutter pour ne pas le laisser gagner du terrain tant par les armes que dans les esprits ! C’est ce qui a justifié la riposte de l’État d’Israël. Mais, face à l’ampleur de la riposte, comment ne pas nous interroger ? Comment ne pas constater ce qu’elle a de disproportionnée pour la population palestinienne de Gaza qui en est la tragique victime collatérale ? Est-il certain que les moyens déployés pour lutter légitimement contre le terrorisme, ne vont pas contribuer à entretenir la spirale infernale de la vengeance et de la violence ? Dans cette perspective, le Cardinal Aveline, Archevêque de Marseille, reconnu pour son engagement dans le dialogue interreligieux, en particulier avec nos frères et sœurs juifs, soulignait récemment, je cite : « On peut certes compter le nombre de victimes, de morts et de blessés, de maisons détruites ou de tunnels découverts, mais ce que personne ne mesure, c’est non seulement le nombre de cœurs brisés par la souffrance, anéantis par la détresse et le désespoir, mais aussi la stupéfiante et dangereuse élévation du niveau de haine dans les deux camps. Qui osera encore parler de fraternité ? Seuls ceux qui s’efforcent aujourd’hui, dans ces circonstances, de pratiquer la miséricorde, là où il n’y a plus ni justice ni même sentiment d’humanité, pourront un jour relire ce qui s’est passé et, patiemment, tisser de nouvelles fraternités, en rétablissant d’abord le droit et la justice ».

Et puis les autres causes :

« Plus largement, je souhaite que les nombreux défis sociétaux, qu’il s’agisse du défi de la discussion du projet de loi sur la fin de vie, ou encore de celui de l’immigration et des peurs qu’elle suscite, ou celui de la transition climatique, celui aussi de la pauvreté, celui des violences faites aux femmes et de toutes les formes de violence à l’encontre des personnes, je souhaite que ces nombreux défis puissent donner lieu à de véritables débats, emprunts de respect et d’écoute, afin qu’ensemble, dans la diversité de nos croyances et de nos convictions, nous puissions rechercher le bien commun et contribuer ainsi à l’avènement d’une société plus juste et plus humaine, d’une société plus fraternelle ».