Mgr Aerts (Bruges) s’improvise plombier

A l’issue du congrès Mission Mgr Lode Aerts, le très moderniste évêque de Bruges, s’est improvisé artisan plombier.

« Il y a une image de Saint Bernard que j’aime beaucoup. Il dit que nous ne devons pas être comme des petits tuyaux. Quand le catéchiste ou le missionnaire est comme un tuyau, il se dépêche de donner aux autres la parole qu’il a entendue. C’est très fatigant ! Je voudrai toujours faire de mon mieux mais je risque de m’épuiser… Non. Soyons plutôt un bassin, écrivait Saint Bernard. Un bassin qui reçoit l’eau. Le bassin va se remplir. Et c’est finalement de façon automatique qu’il va partager l’eau qui déborde… Ainsi, on reconnaitra vraiment l’arbre à ses fruits. »

Néanmoins au vu de l’effondrement de la pratique dans le diocèse de Bruges – naguère celui qui a donné le plus de vocations missionnaires dans le monde en rapport avec sa population – ainsi que de la pratique religieuse pendant son épiscopat depuis 2016, celui de son mentor Jozef de Kesel (de 2010 à 2015) devenu depuis cardinal, et de Roger Vangheluwe (1984-2010) forcé à la démission après avoir été accusé de viols sur un proche, pendant des années, il semble que les tuyaux du diocèse de Bruges soient complètement bouchés.

Le diocèse de Bruges est passé de 1 028 prêtres en 1990 à 661 en 2010 et 561en 2014 ; il compte 414 prêtres en 2019 et 378 en 2022, soit une baisse des deux tiers en 30 ans.

En 2022 toujours, d’après l’annuaire diocésain, « 8 prêtres ont moins de 40 ans, 16 prêtres ont entre 40 et 49 ans, 10 prêtres ont 50 ans ou plus de 50 ans », et les autres sont bien plus âgés. Il n’y a plus que trois séminaristes .

En 2030 d’après les estimations de Church & Life, le diocèse passera de 130 prêtres actifs (en 2020) à 78, estimation d’ores et déjà considérée comme « optimiste » par certains universitaires.

Effectivement, « on reconnaîtra vraiment l’arbre à ses fruits « .