À la sauce synodale ?

La synodalité a été abondamment commentée et même declineee à tous les niveaux de l’Église. Elle semble même être devenue un leitmotiv, comme on le voit avec cette promotion de webinaires organisés par l’Institut catholique de Paris qui décline le thème à plusieurs sauces:

Synodalité et place des femmes dans l’Église

Comment vivre la co-responsabilité en paroisse ?

L’accueil des pauvretés

Synodalité et liturgie où comment la liturgie manifeste-t-elle le visage synodal de l’Église ?

Articuler synodalité et mission

Diaconat permanent et synodalité

La place des jeunes dans le processus synodal

Conversation dans l’Esprit (et prises de décision)

Il y a aussi cet conférence dédiée à la liturgie synodale:


Qu’est-ce qui en soi manifeste le visage synodal de l’Église ? Les manières de prier ? Ou telle prière ? Ce à quoi on pourrait ironiquement rétorquer que l’usage traditionnel ad orientem traduit mieux cet aspect synodal puisque tout le monde prie dans la même direction…

L’intégralisme synodal ?

Il ne manque plus que la cuisine synodale, l’art synodal, la finance synodale ou, pour rester un peu plus sérieux, la mystique synodale, la dévotion syndicale… Il existe une spiritualité bénédictine ou une liturgie carmélitaine. Mais est-on sérieux en voulant tout embarquer sous le prisme synodal ? Naguère, dans les années 1930, au temps de l’Action catholique triomphante, on proposait de tout voir sous un mode catholique militant. Mauriac dénonçait ce travers qui voyait tout sous cet angle comme le roman… Mais cette fois-ci, c’est la synodalité qui se décline sous plusieurs moules. Faudra-t-il craindre une certaine lassitude à l’écart d’un concept qui fait figure de prurit ?