Frat de Jambville: une étrange procession
Riposte catholique signalait hier le contraste entre les deux célébrations de Pentecôte, l’une au Pèlerinage de Chartres, l’autre au Frat de Jambville. Le Frat de Jambville (« Frat » est la diminution du mot « Fraternel » qui désigne ce rassemblement interdiocésain à destination des jeunes) a aussi été l’occasion d’une bien étrange procession (une célébration de la Ville de Paris pour les prochains Jeux Olympiques ou Paralympiques ? Une parade festive et inclusive ?):
Sujet du jour : Différence entre transsubstantiation et le transitionisme inclusif des diversité à la messe ? pic.twitter.com/RsDPjwkfad
— Francois Selignac (@FrSelignac) May 20, 2024
Deux attitudes, deux liturgies, mais aussi deux processions…
Addendum : à la suite des remarques par un prêtre ayant participé au Frat publiées par Riposte catholique , nous publions également ces commentaires:
Que la louange animée par Glorious ne soit pas au goût de chacun, cela est une évidence et cela est heureux.
Est-ce que le FRAT est parfait ? Certes pas.
Est ce que la proposition spirituelle du FRAT est optimale ? Sans doute pas… (même si j’ai pu me réjouir de lire le commentaire d’un confrère de la communauté saint Martin exprimant sa joie à un confrère absent “il n’y a vraiment rien à redire sur cette édition du FRAT”.)
Certainement nous sommes perfectibles.
Mais la mauvaise foi n’est pas digne d’un quelconque journal, surtout lorsqu’il se prétend de “ré-information”.
La vidéo commentée (qui n’est pas une vidéo émanant du FRAT mais une initiative privée) mélange des images d’une messe célébrée en diocèse par les jeunes de Pontoise et un temps où ils marchent, rejoignant le chapiteau qui rassemble les 11000 jeunes. Cela n’est en rien une “procession” comme le suggère le titre de l’article. Il y a effectivement bien eu une procession eucharistique – le dimanche soir et non le samedi matin. Les jeunes ont suivi le Christ, diocèse par diocèse, dans un silence recueilli au travers du parc.
La messe est célébrée, certes de manière différente qu’à Chartres, mais il est insultant de s’entendre dire que l’on célébre le “transitionisme inclusif des diversité à la messe” (avec une magnifique faute d’orthographe). Verbiage dédaigneux n’appelant qu’au mépris et à la division. J’ai donné ma vie comme prêtre par amour de l’Eucharistie et c’est ce qui m’anime chaque jour. Mon désir en travaillant tout au long de l’année à l’organisation de ce pèlerinage est bien de conduire chaque participant au Christ… Le Christ s’est rendu présent au coeur de ce FRAT, et nous n’avons nullement célébré autre chose…
J’ai ce matin fait témoigner en amphi avec les 3èmes des élèves qui revenaient de Jambville et d’autres de Chartres. Ils témoignaient de la célébration de l’Eucharistie, d’un temps d’adoration, d’une expérience d’Eglise nombreuse, d’une joie et de chants, d’un temps qui les renforce dans la foi. Pourquoi chercher à opposer ?
Par ailleurs, je connais bien les souffrances des porteurs de la messe tridentine au cœur de l’Eglise. Et je souffre de cette division. Cependant il me semble que l’on peut trouver d’autres chemins que celui du rejet facile. Ne peut-on pas essayer d’être ferment d’unité au sein de l’Eglise ?
