10è anniversaire du rappel à Dieu du RP Jean Charles-Roux : « permettez moi de célébrer l’ancienne messe »

Facebook fait régulièrement remonter des articles ou contributions à la date anniversaire de leur publication. C’est jours-ci, il s’agissait d’un article paru en 2014 sur le blog Maître-Chat Lully concernant le décès du RP Charles-Roux le 7 août 2014 .

Fils d’un diplomate (frère d’Edmonde Charles-Roux et donc beau frère du ministre socialiste Gaston Defferre), le RP Charles-Roux a été fidèle toute sa vie à la messe traditionnelle, ayant lui même demander au Pape Paul VI le droit de continuer à la célébrer (voir en bas de notre extrait).

Extrait de l’article du Blog ci-dessous

Fils aîné du diplomate, homme d’affaires et historien François Charles-Roux, le Père Jean Charles-Roux était le frère de la redoutable Edmonde Charles-Roux (et donc le beau-frère de Gaston Defferre !) et de Cyprienne Charles-Roux, devenue par son mariage Princesse Marcello del Drago. Il avait lui-même embrassé la carrière diplomatique avant d’entrer dans les ordres : son choix s’était alors porté sur l ‘Institut de la Charité (dit des Pères Rosminiens ), ce qui avait provoqué l’ire de son père qui avait vu dans cette voie un obstacle aux dignités ecclésiastiques ; il avait alors fallu l’intervention de Sa Sainteté le Pape Pie XII pour que l’ambassadeur de France près le Saint-Siège accepte la vocation de son fils. Le Père Jean Charles-Roux avait été ordonné prêtre en 1954, dans sa quarantième année. Une grande partie de son ministère s’est déroulée à Londres, dans l’église des Pères Rosminiens – où il a toujours célébré la Sainte Messe latine traditionnelle – , avant de se retirer à Rome auprès de sa sœur Cyprienne. Il racontait lui-même avec beaucoup d’humour (un des traits particuliers de son caractère) que lorsque la nouvelle messe avait été imposée, il l’avait « essayée » mais s’était promptement rendu compte de l’indigence du nouveau rite : « J’ai donc écrit au pape Paul, que j’avais connu quand il était cardinal Montini, et dit : Saint-Père, soit vous me permettez de célébrer l’ancienne messe, soit je quitte la prêtrise et j’épouse la première jolie fille que je rencontre. »