Bourges : lettre pastorale de Mgr Beau
Mgr Beau, évêque de Bourges depuis six ans, a publié une longue lettre pastorale (vingt pages), où il revient notamment sur son action en tant qu’archevêque. Il y explique notamment qu’à son arrivée, il a trouvé « une situation de fragilité devant l’avenir de notre presbyterium comme celle du corps diaconal « . Développant le constat, il explique que « issus du Berry et en activité, il y a 22 prêtres pour 14.000 km² (518.000 habitants). Heureusement, d’autres prêtres sont venus nous rejoindre et sont incardinés (4) ou religieux (16) comme à Bourges-nord, Issudun, Pellevoisin ou Courtioux « . Il affirme aussi avoir fait venir « une douzaine de prêtres Fidei Donum » et engagé des partenariats, notamment avec les missionnaires du Sacré-Coeur d’Issoudun.
Il réaffirme aussi la présence nécessaire des prêtres et diacres lors des préparations aux sacrements : « le prêtre n’est pas celui qui connaîtrait tout sur tout, mais son rôle est complémentaire de celui des laïcs, notamment par sa dimension sacramentaire […] la catéchèse et l’aumônerie sont des activités qui font partie de la mission première de cur é ». En creux, il fait le procès de certains laïcs »au service de l’Eglise » qui s’approprient telle ou autre fonction et y restent des années, excluant de passer la main ou le relais à une autre génération : « il est aussi important qu’il y ait des durées ou des mandats pour chaque mission ou service […] Il n’est pas bon d’avoir 20 ans le même engagement […] Aucune appropriation ou exclusivisme ne pourra porter du fruit « .
Et visiblement, l’accueil des fidèles, notamment lors des sacrements, laisse parfois à désirer :

Par ailleurs la conclusion de la lettre laisse entendre que le diocèse vendra une partie de ses locaux, « inutilisable ou vétuste » à Châteauroux – l’Indre fait aussi partie du périmètre du diocèse – et a engagé diverses démarches et travaux à Bourges pour que chaque paroisse ait sa spécialité. Parmi les travaux envisagés, « la création d’un vitrail figuratif » à la cathédrale, le « déploiement de l’enseignement supérieur » dans des locaux diocésains ou encore « le réaménagement du choeur par la mise en place de l’ancien autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris » .
