Syrie : les djihadistes auraient garanti la sécurité des chrétiens à l’archevêque de Damas

Alors que le chaos continue en Syrie après la chute du régime de Bachar al Assad en onze jours – dissolution de l’armée, libération massive de prisonniers, y compris des centaines de djihadistes, pillages, opération de l’armée israélienne dans le sud du pays (Quneitra, sud de la province de Deraa) et le long de la frontière avec le Liban, bombardements par diverses puissances des stocks militaires abandonnés de l’ex armée syrienne, attaques des rebelles islamistes contre les kurdes dans le canton de Manbij et à Deir-Ezzor, règlements de comptes… l’archevêque de Damas affirme que le nouveau pouvoir – une coalition de groupes islamistes dont l’ancienne filiale d’Al Quaïda en Syrie – Hayat Tarir al Sham, est l’épine dorsale – aurait garanti la sécurité des chrétiens à l’archevêque de Damas.

« « Ce [lundi] matin, on s’est réunis avec des responsables du ‘nouveau pouvoir’ disons et les ambassadeurs étrangers d’Italie, de Grèce et d’Arabie saoudite », explique , lundi 9 décembre dans franceinfo soir, Georges Assadourian, évêque arménien catholique de Damas. Lors de cette rencontre, « on nous a assuré que la relation entre eux et la famille chrétienne serait bonne », affirme Georges Assadourian, qui ajoute : « On n’aura pas de problème » . Pendant cet échange, l’évêque assure avoir parlé de la « sécurité » et de la « sérénité des chrétiens ». Georges Assadourian affirme par ailleurs qu’il n’y a « pas de danger pour les chrétiens » en ce moment et que la situation est « calme » actuellement ».

Néanmoins le nouveau pouvoir syrien peine à imposer sa volonté hors de Damas – et même dans certains quartiers de la capitale. Peu avant l’abandon par l’armée syrienne des positions au nord de Hama, notamment dans les villes chrétiennes de Maardes et Skalbiya, des informations de sources proches de l’ex-régime de Bachar al Assad faisaient état d’exécutions sommaires et de massacres de chrétiens – elles n’ont cependant pas été confirmées ou infirmées, la couverture médiatique des territoires syriens où il n’y a pas actuellement de combats étant quasi inexistante.