« Cette Maison pontificale est devenue une vraie “cage aux folles” »

Le capucin italien Roberto Pasolini a été nommé prédicateur de la Maison pontificale par le pape François. Né le 5 novembre 1971 à Milan, il a été ordonné prêtre en 2006. Il succède au cardinal Raniero Cantalamessa , âgé de 90 ans qui occupait cette charge depuis plus de 44 ans.

Sur le site Katholisches , le vaticaniste Giuseppe Nardi livre un portrait alarmant :

« Roberto Pasolini est professeur d’exégèse à la Faculté de théologie d’Italie du Nord à Milan. Il y est chargé de la formation des professeurs de religion pour la province ecclésiastique de Milan. Sa nomination a suscité d’importantes discussions, en raison de ses positions sur l’homosexualité.

« Informazione Cattolica parle de “déclarations troublantes”, et écrit : “En parcourant ses sermons enregistrés sur Internet, nous entendons malheureusement certaines déclarations publiques sur l’homosexualité qui sont douloureuses et inquiétantes. Le 2 février 2024, il a prononcé un long discours au couvent des capucins de Varèse sur le thème Homosexualité et vie chrétienne ”. »

Dans cette conférence, le P. Pasolini a mis l’accent sur les prétendus « couples homosexuels » qu’il dit avoir repérés dans l’Ancien Testament. Giuseppe Nardi note à ce sujet :

« La tendance, très marquée dans les milieux homosexuels, à découvrir toujours et partout l’homosexualité, même au prix de devoir réécrire toute l’histoire, est bien connue.

« Elle a moins à voir avec les événements historiques réels, et bien plus avec une imagination (homo)sexuellement surexcitée. Par exemple, Pasolini affirme une relation homosexuelle entre Jonathan et David [dans l’Ancien Testament], et dans le Nouveau Testament, il fantasme sur une relation homosexuelle entre le centurion romain et son serviteur malade.

« Comment Pasolini réussit-il ce tour de force ? En créant arbitrairement une relation homosexuelle. Ainsi, à propos de la prétendue relation homosexuelle entre Jonathan et le roi David, il s’est contenté de dire à Varèse : “Nous pouvons l’imaginer, nous pouvons y penser, nous voulons peut-être y penser. […] Rien ne nous empêche d’y penser et de l’imaginer”.

« C’est aussi simple que cela. Pasolini dit tout bonnement : “On a quand même le droit de fantasmer un peu”. Le fait que le capucin doive violer le texte biblique ne semble pas être un problème pour lui. »

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant – poursuit Giuseppe Nardi – que

« le capucin ait omis, dans son travail de brouillage de la Bible, les textes qui fustigent l’homosexualité comme un vice contre nature, tel ce passage dans l’épître de Jude [1, 7] : “De même Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines qui se livrèrent à la même sorte d’impudicité et abusèrent d’une chair étrangère, gisent là en exemple, subissant la peine d’un feu éternel.”

« Pour sa part, Pasolini s’élève au-dessus du prince des apôtres, saint Paul, en attribuant à ce dernier, dans la conférence en question, un manque de discernement parce qu’il condamnait catégoriquement l’homosexualité. La théologie capucino-homophile omet les affirmations bibliques claires, ou les réduit à n’être qu’un “phénomène” conditionné par l’époque, qui n’aurait plus rien à voir avec la “réalité de la vie” de l’homme moderne. Saint Paul n’avait pas encore “des groupes de chrétiens homosexuels en recherche devant lui”. »

Le père Pasolini ne sera pas seulement prédicateur de la Maison pontificale, mais il sera également nommé professeur à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à l’Université du Latran.

Après la Déclaration Fiducia supplicans sur les bénédictions données aux couples de même sexe [18 décembre 2023], après la récente création du cardinal Timothy Radcliffe , lui aussi très en faveur des homosexuels dans l’Eglise, un vieil ecclésiastique écœuré par la nomination du nouveau prédicateur lance rageusement :

« Cette Maison pontificale est devenue une vraie “cage aux folles” ».