Peut-on vraiment débaptiser?
Jeudi 22 au soir, Mgr Léonard donnait une conférence à Bruxelles, dont la « Libre Belgique » a rendu compte.
Parmi plusieurs bonnes choses, sur lesquelles je reviendrai dans les jours qui viennent, je trouve ceci, qui me semble assez surprenant, à propos des campagnes de « débaptisation » (ou de débaptême, je ne sais pas comment on qualifie cet acte bizarre en français):
« En soi, cela ne me gêne pas que l’on change de convictions mais j’ai des doutes sur ceux qui se contentent de remplir des formulaires prémâchés. »
J’ignore si le journaliste (Christian Laporte, qui n’est pas réputé pour être un grand défenseur de la Tradition de l’Eglise…) a omis de rapporter certains propos du primat. Mais, si, effectivement, Mgr Léonard n’a dit que cela, ça me semble extrêmement court!
Car « débaptiser », c’est un peu plus que « changer de convictions ». Et c’est même impossible! Faut-il rappeler que le baptême confère un caractère inamissible? On est baptisé pour l’éternité. Et donc le problème n’est pas les « formulaires prémâchés », c’est la notion même du baptême!
