Blangy le Château (14) : l’acheteur du presbytère voulait s’approprier un mur de l’église, les habitants stoppent la vente
La vente par la mairie de Blangy le Château dans le Calvados de l’imposant presbytère , bâti sur la même parcelle que l’église, ne devait pas susciter de problème, sauf que comme l’explique Aleteia, l’acheteur qui avait été agréé par la municipalité voulait « s’approprier la façade de l’Église et l’un de ses côtés, sans laisser d’accès extérieur à la sacristie et au grenier « . Cette proposition, justifiée par la volonté de l’acquéreur « de n’avoir personne dans leur cour « , figure au compte-rendu du conseil municipal de décembre 2024 , où la vente du presbytère est acceptée pour 220.000 euros.
Après s’être vu opposer un refus poli et ferme, il était revenu avec une autre proposition, en demandant : « la destruction d’une partie d’un mur surmonté d’un vitrail et l’ouverture d’une autre porte, toujours dans le but de privatiser à son profit deux côtés de l’église. La transaction aurait été encore illégale et la commune aurait perdu l’intégrité de l’église et son pourtour « .
Proposition qui a suscité un tollé, les habitants finissant par faire plier la commune : « les paroissiens et les habitants se sont mobilisés activement pour demander un retour à la réalité et la sagesse. Ils ont exigé qu’un refus définitif soit signifié à cet acheteur, ce qui a été fait. Aujourd’hui, le presbytère est retiré de la vente, le temps de réfléchir sereinement à son devenir « . On se demande du reste comment les Monuments Historiques auraient pris la proposition, l’église du XVe n’étant pas classée dans son ensemble, mais le clocher, les retables et plusieurs vitraux , si…
Comme le rappelle Aleteia, les habitants n’ont fait qu’appliquer la loi, vu que l’église de Blangy est affectée au culte : « L’affectation s’entend de toutes les parties composantes de l’église : murs , issues , portes, vitraux, sacristie, grenier, clocher, mobilier « . Ils ont tout simplement défendu ce qu’ils ont reçu pour que leur patrimoine religieux soit transmis aux générations suivantes, mais combien de situations similaires en France ?
