Diocèse de la Rochelle et Saintes : première augmentation du denier depuis dix ans

Fait notable, le diocèse de la Rochelle et Saintes, contrairement à bien d’autres, présente ses comptes sur son site, et en prenant un extrait du rapport du commissaire aux comptes – pas une présentation concoctée pour ne retenir que les chiffres qu’on veut bien mettre en avant. Un effort d’honnêteté et de transparence comptable à saluer. En 2024, quêtes, dons et casuels augmentent – ces derniers portés par les obsèques, mais ils reposent, comme l’indique le diocèse, sur un plus petit nombre de donateurs, même si la quête connectée voit son produit quadrupler en un an. Les legs – qui vont et viennent – sont en baisse de 15%. Le denier augmente pour la première fois depuis dix ans.

Le résultat net global est important (3.5 millions d’euros), mais comme l’indique le diocèse, est lié à des cessions et réintégrations d’immobilisations et des échanges d’immeubles qui n’entraînent aucune entrée de trésorerie, comme le précise le diocèse.

Pour cet exercice, il convient de noter au préalable deux éléments nouveaux de méthode, ayant un impact important sur la présentation des comptes :

1- Le Compte de résultat

La nouvelle présentation comptable rend difficile toute comparaison « ligne à ligne » avec l’exercice antérieur, compte tenu d’un certain nombre de réaffectations de compte, sous de nouveaux intitulés, et de nouvelles règles comptables.

Cependant, une étude analytique du compte de résultat permet de dégager quelques lignes directrices :

Les produits d’exploitation

Les « dons et mécénat » augmentent globalement de 4 %, comprenant :

Ces augmentations de dons sont donc positives, mais fragiles, car elles reposent sur un plus petit nombre de donateurs, dont le don moyen n’est sans doute pas indéfiniment extensible.

Les charges d’exploitation

Hormis ces éléments comptables et conjoncturels, on constate une quasi-stabilité des charges d’exploitation, fruit du strict contrôle des dépenses instauré il y a quelques années. Celui-ci est à maintenir, compte tenu de la faible augmentation des recettes ordinaires.

Le résultat net global, s’il est facialement très important (plus de 3,5 millions d’Euros), est donc constitué pour l’essentiel de mouvements comptables sans incidence sur la trésorerie de l’Association (cessions et réintégration comptable d’immobilisations).