Cantiques, Noëls et sources religieuses en provençal

En matière de publications religieuses en provençal avant le Concile, il semble exister bien moins de références qu’en d’autres langues régionales françaises, compliquant la recherche de chants et de messes dans cette langue. Néanmoins, avant le Concile, le minimum syndical a été publié, notamment par Dom Xavier de Fourvières (Albert Rieux de son nom civil), chanoine prémontré de Frigolet qui a passé plusieurs dizaines d’années, de son ordination en 1878 au début du XXe siècle à collecter les éléments de la langue orale provençale pour fixer les cantiques et à traduire les évangiles en provençal.

Le recueil de cantiques qu’il fit paraître en 1887 a été approuvé par les évêques de Aix, Avignon, Valence, Viviers, Montpellier, Fréjus, Digne et Nîmes.

Ainsi,

Après le Concile, avec l’appui des sociétés félibres, l’ordinaire de la messe NOM est traduit en langue d’oc de 1965 à 1972 et remis aux évêques du Midi le 19 novembre 1972.

On peut lire ici une biographie manuscrite de la vie et de l’oeuvre de Dom Xavier de Fourvières biographie-don-xavier-de-fourvieres

Il existe par ailleurs un certain nombre de sources médiévales et de la Renaissance en provençal, parfois numérisées, comme ces Evangiles et Genèse en provençal du XIVe siècle, enluminés, ou des traductions du Nouveau Testament antérieures à la Réforme.

On peut signaler par ailleurs, parmi les sources religieuses en provençal qui ont été numérisées :

Le plus connu des cantiques provençaux, Prouvençau é Catouli, écrit en 1875, s’est retrouvé dans d’autres recueils de cantiques diocésains du sud-est, notamment dans le recueil des cantiques pour missions et retraites, paru à Annonay avec l’imprimatur de l’évêque de Viviers Mgr Pierre-Marie Durieux, en 1936.

Citons enfin un ouvrage historique sur les coutumes et les personnalités religieuses attachées aux fêtes de Noël en Provence (1885, en français).