Saint-Stanislas : encore un prêtre auteur d’abus curé de plusieurs paroisses

Après l’abbé Moïse Bugeau, professeur à saint Stanislas en 1960-70 puis curé de quatre paroisses au sud et à l’est de Nantes, visé par 18 signalements de victimes parvenus au diocèse entre fin août et mi-octobre, le collectif des victimes de Saint-Stanislas a identifié un second prêtre auteur d’abus à saint Stanislas qui a été ensuite curé dans plusieurs paroisses de l’agglomération nantaise, l’abbé Raguin (orthographié Ragain dans certains documents). Par ailleurs un autre encore, l’abbé Dehaese, a été aussi en poste dans deux autres établissements nantais, à la Joliverie et l’Externat. Pour rappel, onze religieux et six laïcs ont été identifiés comme auteurs d’abus à saint Stanislas, de l’après-guerre au début des années 2000.

Le collectif des victimes de Saint-Stanislas nous transmet la biographie de l’abbé Henri Raguin , professeur de mathématiques de 1947 à 1960 à Saint-Stanislas – visé par 4 signalements de victimes parvenus au diocèse de fin août à mi-octobre :

Le collectif des Victimes de Saint-Stanislas « demande au diocèse de s’assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes dans les paroisses où il a exercé et sur ses lieux d’aumônerie, à savoir à Notre-Dame de Bon Port dans Nantes, la Chevrolière au sud de Nantes, Saint-Etienne de Montluc à l’ouest de Nantes, au Gâvre comme aumônier et à Saint-Julien de Concelles dans le Vignoble* « .

Un prêtre auteur d’abus à Saint-Stanislas en poste à la Joliverie et l’Externat

Par ailleurs le collectif des victimes de St Stanislas nous joint la biographie de l’abbé Jacques Dehease , lui aussi en poste à Saint-Stanislas de 1957 à 1962, et visé lui aussi par quatre signalements parvenus au diocèse de fin août à mi-octobre :

Là aussi, le collectif « demande au diocèse de Nantes de s’assurer qu’il n’a pas commis d’abus sur les lieux de ses diverses aumôneries et dans les deux autres établissements – la Joliverie dans la première moitié des années 1950 et l’Externat dans les années 1962-74) où il a été en poste. Il serait aussi important de connaître les raisons de sa démission de l’aumônerie des oeuvres maritimes, ainsi que son affectation dix ans comme économe du grand séminaire au moment où le diocèse perdait des centaines de prêtres après le Concile, et qu’il avait besoin d’effectifs en paroisses « .

Les deux religieux suscités apparaissent sur une photo du corps professoral de Saint-Stanislas en 1957-58.