Rencontre entre le cardinal Fernandez et l’abbé Pagliarani (FSSPX)

La rencontre entre le cardinal Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi et l’abbé Pagliarani, Supérieur de la FSSPX s’est tenue ce matin.

Selon Misa in Latino Mexico (facebook) , avec les réserves d’usage en la matière et en attendant un éventuel communiqué

Le Cardinal Fernández affirme que la réunion d’aujourd’hui avec la FSSPX était « cordiale et sincère ». Le dialogue entre eux ne reprendra que si la FSSPX suspend sa décision de sacrer de nouveaux évêques le 1er juillet.

Ils ont abordé la « pluralité des religions » (texte d’Abou Dabi) ainsi que la différence entre un acte de foi et la « soumission religieuse d’esprit et de volonté », ainsi que les différents degrés d’adhésion exigés par les différents textes du Concile Vatican II et leur interprétation. La consécration réitérée d’évêques sans mandat du Saint-Siège « entraînerait une rupture décisive de la communion ecclésiale avec de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble ».

Un communiqué en italien (version française ci-contre) serait paru sur le sujet

COMMUNIQUÉ
concernant la rencontre entre le Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi
et le Supérieur général de la FSSPX

Le 12 février 2026, s’est tenue au Dicastère pour la Doctrine de la Foi une rencontre cordiale et sincère entre le Préfet, S. Ém. le cardinal Víctor Manuel Fernández, et le Supérieur général de la FSSPX, le Révérend Don Davide Pagliarani, avec l’assentiment du Saint-Père Léon XIV.

Après avoir clarifié certains points présentés par la FSSPX dans diverses lettres, envoyées notamment entre 2017 et 2019 — parmi lesquels la question de la volonté divine concernant la pluralité des religions —, le Préfet a proposé un parcours de dialogue spécifiquement théologique, fondé sur une méthodologie précise, portant sur des thèmes qui n’ont pas encore reçu une clarification suffisante, tels que la différence entre l’acte de foi et « l’obéissance religieuse de l’intelligence et de la volonté », ou encore les divers degrés d’adhésion requis par les différents textes du Concile œcuménique Vatican II et leur interprétation. Parallèlement, il a été proposé d’aborder une série de sujets énumérés par la FSSPX dans une lettre du 17 janvier 2019.

Ce parcours aurait pour objectif de mettre en évidence, dans les questions débattues, les minima nécessaires à la pleine communion avec l’Église catholique et, par conséquent, de définir un statut canonique pour la Fraternité, ainsi que d’autres aspects qui devront être approfondis ultérieurement.

Le Saint-Siège a rappelé que l’ordination d’évêques sans mandat du Saint-Père — qui détient une autorité ordinaire suprême, pleine, universelle, immédiate et directe (cf. CDC, can. 331 ; Const. dogm. Pastor aeternus, chap. I et III) — impliquerait une rupture décisive de la communion ecclésiale (schisme), avec de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble (Jean-Paul II, Lett. ap. Ecclesia Dei, 2 juillet 1988, nn. 3 et 5c ; Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative, 24 août 1996, n. 1).

Par conséquent, la possibilité d’engager ce dialogue suppose que la Fraternité suspende la décision des ordinations épiscopales annoncées.

Le Supérieur général de la FSSPX présentera la proposition à son Conseil et transmettra sa réponse au Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

En cas de réponse positive, les étapes, les phases et les procédures à suivre seront établies d’un commun accord.

Il est demandé à toute l’Église d’accompagner ce chemin, spécialement dans les temps à venir, par la prière à l’Esprit Saint. C’est Lui le principal artisan de la véritable communion ecclésiale voulue par le Christ.