Des évêques pour assurer la vie chrétienne

L’abbé Nicolas Cadiet, FSSPX, signe un article dans Le Saint-Vincent n°41 (bulletin du Prieuré de Villepreux) explicitant la démarche de la Fraternité Saint-Pie X amenant à la décision de sacré de nouveaux évêque en juillet prochain :

Il faut malheureusement constater que la vie de l’Église est frappée d’une grave crise, quoi qu’il en soit du zèle sincère de nombreux clercs pour exercer leur ministère le mieux possible. La FSSPX assure aux fidèles qui le souhaitent, le cadre stable de vie chrétienne intégrale auquel ils ont droit, et sur lequel ils ne peuvent malheureusement pas, a priori, compter dans leurs paroisses. Cet apostolat requiert un ministère épiscopal.

Le droit des fidèles aux biens spirituels

Le code de droit canonique promulgué en 1983 affirme à propos des droits et devoirs des fidèles de l’Église qu’ils « ont le droit de recevoir de la part des Pasteurs sacrés l’aide provenant des biens spirituels de l’Église, surtout de la parole de Dieu et des sacrements » (213).

Ce droit vient des exigences de la vie chrétienne, qui comporte :

La vie du fidèle catholique se déroule normalement dans le cadre disciplinaire posé par la hiérarchie légitime ; mais ses exigences sont telles que le droit ecclésiastique prévoit lui-même des cas de suppléance de juridiction pour des cas particuliers prévisibles. Pour tous les cas imprévisibles, le Code de Droit Canonique se contente de rappeler, et c’est à dessein son dernier mot, que « le salut des âmes est la loi suprême dans l’Église ».

Les devoirs corrélatifs du clergé

Le clergé a donc le devoir d’assurer pour les fidèles l’enseignement de la doctrine catholique intégrale, sans erreur et sans ambiguïté, au sujet des mystères de la foi et en ce qui concerne la morale chrétienne, surtout dans les domaines minés par les erreurs contemporaines. Cet enseignement comporte aussi la préparation correcte à la réception des sacrements.

Le clergé doit en outre assurer les cérémonies liturgiques (« le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ ») de telle manière que le culte divin soit célébré d’une manière digne et non pas vulgaire, choquante ou malédifiante, qui scandaliserait les fidèles. En outre, comme le rappelle le célèbre adage lex orandi, lex credendi , la prière de l’Église exprime la foi, et doit de ce fait l’exprimer de manière vraie, au lieu d’entretenir par timidité des ambiguïtés sur les sujets controversés. Enfin, la liturgie doit aussi être efficace : la prière, par laquelle l’Église demande de la bonté divine les grâces nécessaires au peuple chrétien, doit être formulée pour être exaucée ; les sacrements et sacramentaux – parmi lesquels les exorcismes – doivent être célébrés en respectant soigneusement leurs conditions de validité.

Cette œuvre du clergé à laquelle les fidèles ont droit requiert un ministère épiscopal : deux sacrements sont réservés à l’évêque (confirmation et ordination), ainsi que de multiples sacramentaux, parmi lesquels la consécration des huiles nécessaires aux sacrements.

Abbé Nicolas Cadiet, FSSPX

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