USCCB : les cathos progressistes sont au désespoir. Snif !
Le très progressiste hebdomadaire National Catholic Reporter est au désespoir de l’élection à la présidence de la Conférence épiscopale américaine. Son éditorial d’hier pleure la défaite de Kicanas et attribue idiotement ce « chamboulement » à la mise en application dans la Conférence épiscopale du principe “sortez les sortants” qu’on a constaté lors du dernier cycle électoral. Ce qui m’étonnera toujours chez les progressistes, supposés partisans du changement, c’est leur extraordinaire conservatisme – quand cela les arrange. Car où est-il écrit dans les actes qui fondent les conférences épiscopales que c’est nécessairement au vice-président élu à succéder au président ? Nulle part. Mais Kicanas était le candidat des progressistes. Il fut aussi celui d’une majorité d’évêques en 2007, mais voilà qu’il se trouve que cette majorité à changé en trois ans, et qu’aujourd’hui cette nouvelle majorité ne veut pas de Kicanas comme président. Je m’étonne moi-même de donner cette élémentaire leçon de “démocratie” à ceux qui n’ont que le mot de “démocratie” à la bouche – encore une fois, quand cela les arrange. La pauvre I sabelle de Gaulmyn , journaliste à La Croix , doit aussi s’en étrangler de sanglots, elle qui était si sûre le 14 novembre dernier, « sauf accident » – eh, oui, Isabelle , la démocratie cause souvent des accidents –, que Kicanas serait le futur président. Pensez, un homme si « représentatif du courant social de l’Église » , « très investi dans la défense des immigrés, des plus pauvre, fervent supporter [oh !] de la réforme du système de santé » et si peu « favorable à l’excommunication des hommes politique “pro-choice” » . Ce candidat parfait à ses yeux, tout pétri de la « notion de compromis » , qu’elle dit être la tendance vers laquelle penche l’épiscopat français, a été récusé. Récusé par ses pairs, évidemment pas par La Croix ou le National Catholic Reporter . Ce dernier, une fois essuyées ses larmes, n’a peut-être pas tort d’écrire que la défaite de Kicanas « met un point final à “l’ère Bernardin” » l’utlra-progressiste cardinal-archevêque de Chicago (1982-1996). Ce n’est pas trop tôt. Reste qu’il faut trouver des explications à un tel revirement des évêques américains. Et que l’explication la meilleure reste celle du complot. Celui, évidemment, des blogues catholiques orthodoxes américains qui ont mis en garde l’opinion publique catholique sur le très controversé Kicanas . Voilà donc ces blogues d’information, qui n’ont fait que leur boulot d’informer – ce que nous faisons tous sur Riposte Catholique –, stigmatisés par le National Catholic Reporter comme des « extrêmes » et des « éléments pami les plus irrationnels » du bon peuple catholique. Reprenant la déraisonnable comparaison politique évoquée plus haut, l’hebdomadaire voit les évêques américains, coupables « d’accommodements » avec ces catholiques « extrêmes » , en devenir les otages, tout comme le parti Républicain serait l’otage de « l’anarchie du Tea Party » qu’il aurait courtisé. Des évêques otages de l’orthodoxie ? Avec des analyses comme celles-là, on ne va pas très loin. Mais les progressistes catholiques américains sont immanquablement condamnés à ne pas aller très loin.
