Certains lieux évangélisent d’eux-mêmes
Relisant un numéro estival de la « Documentation catholique « , je suis tombé sur cette citation de l’écrivain Alina Reyes (dont j’avoue que j’ignorais tout, mais qui, si je comprends bien, a découvert ou redécouvert la foi catholique ces dernières années). A l’heure où on entend tant de prêtres nous dire que les lieux sont « neutres » et qu’il ne faut pas se battre pour des « vieilles pierres » (comprendre des églises), ces quelques lignes me semblent empreintes de bon sens:
« On peut aussi se recueillir, ou prier, comme le faisait François d’Assise, au creux de la forêt, ou dans tout autre temple naturel. Sur la montagne, comme le faisait Jésus lui-même. Dans une HLM, comme le font d’autres priants. Mais la nature n’est pas toujours accessible, les appartements offrent rarement la possibilité d’un oratoire vraiment tranquille, et de toute façon ils ne remplacent pas ces maisons de Dieu bâties spécialement par l’homme pour tout homme. Alors oui, que l’on trouve le moyen d’ouvrir à nouveau toutes ces petites églises de nos campagnes ou de nos villes ! C’est une question de vie ou de mort, et pas seulement de vie ou de mort symboliques. L’Église doit secours aux hommes. Et nos églises sont tout à la fois des refuges et des appels, pour les âmes que le monde chaque jour assaille et tente de vouer entièrement à ses idoles. Certains lieux évangélisent d’eux-mêmes, les lieux où Dieu se trouve. Laissons-les accueillir, laissons-les vivre, et être vécus. »
