Ce n’est pas par la révolution que nous sortirons de la crise de l’Eglise

Relisant ces derniers jours, la présentation de sainte Hildegarde de Bingen par Benoît XVI, lors de deux audiences générales, je lis ces quelques lignes qui me paraissent toujours actuelles:

« De manière toute spéciale, Hildegarde s’opposa au mouvement des cathares allemands. Ces derniers – littéralement « cathares » signifie « purs » – prônaient une réforme radicale de l’Église, en particulier contre les abus du clergé. Elle leur reprocha sévèrement de vouloir pervertir la nature même de l’Église, en leur rappelant qu’un véritable renouvellement de la communauté ecclésiale ne s’obtient pas tant avec le changement des structures, qu’avec un esprit de pénitence sincère et une démarche active de conversion. Il s’agit là d’un message que nous ne devrions jamais oublier. »

Nous ne sortirons en effet de la crise de l’Eglise que par nos progrès dans la sainteté et notre acceptation de l’autorité des successeurs des Apôtres (qui doivent eux-mêmes accepter d’exercer cette autorité en fidélité au Christ).