Andrea Tornielli sur la prochaine réunion d’Assise

[Toujours à propos de la prochaine rencontre programmée d’Assise, voici le commentaire du vaticaniste Andrea Tornielli (traduction du blogue Ben oît et Moi ):](http://www.labussolaquotidiana.it/ita/articoli-se-il-papa-convoca-i-leader-religiosi-384.htm)

« Après un Noël et un jour de l’An ensanglantés, Benoît XVI a fait à l’Angélus du 1er Janvier une annonce passée à la sauvette: la convocation des dirigeants des religions du monde à Assise en Octobre. Un geste d’autant plus significatif, car inattendu, par lequel Ratzinger s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur et entend célébrer le 25e anniversaire de cette rencontre interreligieuse voulue par le Pape Wojtyla à une époque où sur le monde était suspendue l’épée de Damoclès d’une guerre nucléaire. Mais significative aussi parce que, lors de cette rencontre, il y eut des bavures et des abus, certainement pas dûs au Pape mais à la légèreté des organisateurs, qui finirent par faire passer un message syncrétique. On sait que le Cardinal Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, témoigna qu’il comprenait les objections. Dans le livre « Foi, vérité et tolérance », Joseph Ratzinger parlait de « dangers indéniables » , écrivant que beaucoup avaient interprété de façon « erronée » la rencontre d’Assise. Mais il ajoutait qu ‘ »il serait tout aussi erroné de rejeter en bloc et sans condition, la prière multi religieuse », expliquant qu’elle était soumise à certaines conditions. La première est que ces rencontres interreligieuse ayant pour but l’invocation de la paix devaient « rester seulement comme un signe, dans des situations extraordinaires, où, pour ainsi dire, s’élève un cri d’angoisse commun, qui devrait toucher le cœur des hommes et en même temps toucher le cœur de Dieu. « La seconde condition était de présenter l’événement « de manière extrêmement claire, afin de ne pas devenir une manifestation de relativisme , car il se priverait ainsi de son sens ». »