Le RP Lombardi et le problème de la liberté religieuse (2)
Toujours dans le même entretien , voici une autre source de perplexité:
« Les rencontres précédentes [d’Assise] ont affirmé qu’on ne peut en aucun cas utiliser la violence au nom de Dieu. Tous les croyants doivent dire ensemble que Dieu est fondamentalement un Dieu de paix et d’amour. La liberté religieuse est ainsi considérée comme un fondement de la paix. Les croyants ont une mission commune : annoncer le respect de la personne en tant que créature de Dieu et la fraternité entre les hommes, issus du même Père. »
Je passe sur le fait qu’il ne soit pas évident que notre mission de croyant soit d’annoncer le respect de la personne. Plus exactement, ce respect de la personne est le corollaire d’une autre annonce, plus spécifiquement typique de notre « mission de croyant », l’annonce de la Rédemption en Jésus-Christ.
Mais je note surtout que l’on mélange tout désormais. Dans les textes de Vatican II, il est clair que la liberté religieuse a à vopir avec la coercition étatique (la question étant de savoir si l’Etat peut, doit, ou a interdiction de, mettre sa force temporelle au service de la vérité religieuse). Maintenant, on fait de la liberté religieuse une sorte d’annexe du dialogue interreligieux. Ce n’est certainement pas le moyen de faciliter la compréhension des textes les plus difficiles du concile!
